Les Flaming Lips et puis dormir...

Nicolas Capart Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

Dimanche 15 juillet. Quatrième journée de notes et dernière nuit de trajectoires sinueuses et boueuses sur la Plaine de la Machine à Feu. Alors que les Américains The Rapture s'apprêtent à y faire résonner leur hymne extatique "How deep is your Love?", c'est à la profondeur des empreintes de bottes creusées dans la boue que l'on mesure celui des festivaliers. Quelques 148 000 mélomanes-aventuriers venus chercher cette étincelle magique que l'on ne trouve qu'ici, ont ainsi dansé, souri et levé les bras au pied des terrils. 32 000 téméraires installés de leur plein gré dans ce camping dévasté furent heureux et fiers d'y déambuler. Ceux-là ont su rivaliser d'ingéniosité pour traverser les bourrasques, laissant au placard les impératifs esthétiques au profit de la logistique et des réalités pratiques. Ceux-ci furent solidaires et souriants, en dépit des nuages, invariablement.

Mais, au diable les bulletins météo, cette année encore, Dour festival fut grand en notes et nous a valu nos meilleurs moments de musique depuis l'entame de notre marathon estival. On aura voyagé sans discontinuer et survolé les flaques avec allégresse. De l'espace inter-sidéral de Sébastien Tellier aux calculs savants de Battles, tous deux géniaux la nuit de vendredi. De l'Amérique des rappeurs old-school Pharcyde – que les excellents baby-rockeurs The Bots, programmés plus tôt dans l'après-midi, observaient l'œil brillant depuis les coulisses – à celle des emcees underground Dilated Peoples, sur la grande scène la soirée de samedi. Et encore, ce dimanche, tard, en attente du show des Flaming Lips et de leurs gros ballons pour l'ultime ascension.

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