Musique / Festivals Lyon abrite depuis 15 ans un festival qui se décline dans toute la ville. On y retrouve du rock, de la musique électronique et des conférences. Le 14 septembre, une version belge sera organisée à Bruxelles.

Il fut un temps où Lyon était un lieu de répression pour les amateurs de musique électronique. Maire de la ville jusqu’au début des années 2000, le très conservateur Raymond Barre n’était pas vraiment un adepte des "Rave parties" et autres soirées consacrées à la musique dite "alternative". Ces dernières ont donc longtemps été censurées, quand elles n’étaient pas tout simplement interdites.

Puis les choses ont évolué, des dirigeants plus sensibles à cette culture sont arrivés et voilà que dix-sept ans plus tard, la musique électronique est partout. Littéralement partout, car les "clubbeurs" qui étaient contraints de festoyer illégalement en périphérie lyonnaise durant les années 90 sont désormais à la tête d’un festival qui se décline chaque année dans une quarantaine de lieux, répartis à travers la ville.

La tête d’affiche, c’est la ville

"Nos têtes d’affiche, ce ne sont pas les artistes, ce sont les lieux du patrimoine", insiste Pierre-Marie Ouillon, le programmateur des "Nuits sonores" rencontré le week-end dernier en bordure de Rhône, lors de la quinzième édition du festival (lire ci-contre). "On a investi des places publiques, des écoles, l’opéra, une usine abandonnée… Tout a été mis en œuvre pour amener les festivaliers dans des endroits qu’ils ne connaissaient pas et des quartiers qu’ils n’avaient jamais fréquentés afin de créer une nouvelle dynamique urbaine."