Musique / Festivals Nous étions en direct de Couleur Café ce samedi après-midi. Retour sur ce qu'on a aimé, ou moins apprécié.

 - Couleur K-Way 

C'est promis, on ne vous fera pas le coup de la météo à chaque festival mais, là, cela devait être écrit... Ce ne fut pas facile de se mettre en route pour le Heysel sous la pluie battante de ce samedi après-midi. D'autant que le nouveau théâtre de verdure de l'événement aurait été sublimé sous un vrai temps d'été. Certaines choses vont de paire, et c'est le cas du festival bruxellois et de l'astre solaire. Couleur Café sans soleil, c'est comme un festin sans dessert, un rappeur sans casquette, un déjeuner sans jus d'orange, une bière sans mousse, un match de basket sans dunk, un hiver sans raclette, un Marseillais sans accent, un mois de juillet sans jupe ou un lit sans oreiller… ça n'a pas d'intérêt. Fort heureusement le festival a de l'expérience quand il s'agit de faire monter le mercure. 

 + Dansez, Dansez 

© HAULOT ALEXIS
 
Alors qu'on dérivait l’œil hagard dans une morne plaine – le parc d'Osseghem – , certes coquette mais imbibée d'humidité. Que l'on peinait à trouver nos repères sur ce nouveau site un peu vaste bien qu'assez joliment organisé. Que malgré les efforts du sympathique rappeur du sud Demi-Portion, cette première journée tardait à commencer... A l'ombre mais surtout à l'abri d'un bosquet, sur une bande de joyeux danseurs nous sommes tombés. Des séances de pas chassés collectives qui avaient déjà cours à l'époque de Tour&Taxis, mais qui jamais n'étaient aussi pertinemment tombées. Sous une petite tente à l'ambiance surchauffée, une centaine de quidams tentaient dans l'enthousiasme de suivre les chorégraphies déroulées par de joyeux GO surexcités. Sur les planches tremblantes, c'était les USA ou la Colombie, le ragga, la cumbia ou le r'n'b… Mais plus aucune trace de ciel gris. 


 + Oumou Sangare 

© HAULOT ALEXIS

Samedi, elle était la maman de Couleur Café. La diva flamboyante Oumou Sangare a amené le soleil au-dessus de nos têtes et le Mali au pied de l'Atomium. Mais pas n'importe quel Mali. Celui d'une femme forte qui défend avec panache la cause des siennes à travers l'Afrique et le monde. Cela commence sur un solo de guitare, puis ça se poursuit sur une mise en garde : "Ils sont là, ils sont dangereux… Les filles, faites attention, ce sont les coureurs de jupons..." La sagesse a parlé et le groove de ses musiciens l'ont fait résonner. Et Couleur Café de danser, avant l'ENOOOOORME prestation de l'équipée Niveau4.