Locked Groove, notre pari Techno pour l'année à venir

V. Dau Publié le - Mis à jour le

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Musique / Festivals

Dans la série "ces artistes dont vous allez bientôt entendre parler" voici Locked Groove aka Tim Van De Meutter. Producteur techno de 29 ans né à Anvers, basé à Berlin et biberonné à la Chicago House, tout heureux de nous annoncer deux nouvelles: la sortie d'un excellent EP - "Zillion" - et son retour au pays le vendredi 17 août sur la scène du Pukkelpop. Rencontre avec l'une des jeunes pousses les plus prometteuses de la scène belge, avant sa probable consécration.


Vous êtes né à Willebroek, mais on a du mal à saisir l'influence du "Carré" (célèbre boite prisée par les joueurs de foot du Sporting d'Anderlecht) sur votre musique…

(Rires) Effectivement, je n'ai pas été directement influencé par le Carré. Ma musique s'inspire plutôt de la techno et de la house de chicago des années 80. J'ai travaillé dans un magasin de disques dès mes 19 ans, je mixais pour le plaisir dans de petits bars anversois, puis je m'y suis mis sérieusement et j'ai fini par venir m'installer à Berlin.

Cela fait quatre ans que vous vivez et produisez de la musique à Berlin, comment la scène locale a-t-elle influencé votre son ?

L'impact est inévitable car énormément de producteurs vivent ici. On peut vraiment comparer la ville à ce qu'a connu la Belgique des années 90, quand beaucoup de gens jouaient de la techno et s'influençaient mutuellement. L'avantage, c'est que vous vous nourrissez de toutes ces influences. Le problème, c'est qu'il est extrêmement difficile de vous détacher de tout cela pour trouver votre propre son. J'écoute assez peu de techno d'ailleurs, plutôt du jazz pour les mélodies, et des trucs très expérimentaux, des sons étranges, pour le reste.


Votre techno minimale - teintée d'Acid House sur le dernier EP - est sombre, on l'imagine bien dans les clubs de Berlin, Gand ou Anvers, moins dans les gros festivals…

Oui, et je fais les deux mais je préfère me produire en clubs parce que les festivals ont changé la perception que les gens se font de la musique. Il y a beaucoup de monde, beaucoup d'artistes, le public veut voir un DJ différent toutes les heures. Pour un DJ, c'est un laps de temps extrêmement court pour faire passer sa dynamique. En jouant trois ou quatre heures d'affilée, vous pouvez aller beaucoup plus loin et passer d'un univers à l'autre.

Vous sortez régulièrement des EP, aujourd'hui, un artiste électronique doit produire sa propre musique pour percer ?

Oui définitivement! Très peu d'artistes peuvent développer une carrière sans produire leur propre son. J'ai vraiment l'intention de produire un album d'ailleurs, mais la musique électronique est beaucoup plus complexe à créer qu'il n'y paraît si on veut faire quelque chose qui va plus loin que de la musique de club. D'où mon rythme de production actuel qui consiste à sortir des EP tous les trois ou quatre mois.


V. Dau

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