Musique / Festivals

Le choix de l'Union belge de football (URBSFA) du rappeur bruxellois Damso pour chanter l'hymne belge en vue de Mondial en Russie a déjà fait couler beaucoup d'encre en Belgique. Jeudi, à l'occasion de la journée internationale de la femme, l'affaire a pris une ampleur internationale. Le très sérieux quotidien américain, le Washington Post, a évoqué dans un de ses articles le "scandale". Le Washington Post souligne que le choix de Damso a suscité des émotions dans notre pays. 

Le rappeur est l'objet d'attaques parce que les paroles de certaines de ses chansons étaient explicitement sexistes et irrespectueuses envers les femmes.

Le journal fait référence aux déclarations de la secrétaire d'État à l'Égalité des chances Zuhal Demir (N-VA) et du vice-premier ministre et ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo (Open Vld). Ils avaient précédemment indiqué qu'ils partageaient les critiques du Conseil des femmes. La lettre conjointe des sponsors de l'URBSFA, dans laquelle ils ont exprimé de "sérieuses réserves" quant au choix de Damso, est également mentionnée.

Mercredi, l'Union belge de football avait confirmé son choix de conserver Damso. "Nous ne tenons pas à être pris en otage par la polémique", avait notamment justifié la fédération.