Les Nuits Bota La Belge sort "Azurite", un 2e album tout en nuances et contrastes.

Je n’ai plus 22 ans, j’en ai 26. Ce n’est pas énorme comme différence, mais elle est là quand même", insiste Manon de Carvalho Coomans, alias Noa Moon, qui vient de sortir son deuxième album "Azurite" et s’apprête à le défendre lundi 15 mai sur la scène de l’Orangerie aux Nuits Botanique à Bruxelles.

Donner du temps au temps

Il y a quatre ans, tout est allé très vite pour la jeune Bruxelloise. Dans la foulée de son tube "Paradise" qui avait envahi les ondes à l’été 2012, elle a sorti "Let Them Talk", de manière spontanée et rapide. Cette fois, avant de publier un 2e opus, l’artiste belge a voulu prendre son temps. Elle s’est posé beaucoup de questions, aussi. De légitimité, notamment. "Qu’est ce que je peux vraiment faire d’utile en tant qu’artiste, quel est mon rôle, qu’est-ce que je peux apporter dans la vie des gens ?"

Vaste champ de réflexions sur lequel il vaut parfois mieux ne pas trop s’appesantir au risque de ne jamais en sortir. Noa Moon se demande quand même si les gens vont être intéressés par ses histoires, sa musique. "Dans la vie, on a souvent le choix de se dire : oui, non, stop. Moi, j’avais envie de tout recommencer. Dans ma façon de composer, notamment. Du coup, je n’avais plus de repère." Histoire de se ressourcer, elle loue ponctuellement une maison à la mer du Nord. Elle s’isole, bosse seule, "en mode asocial", comme elle qualifie sa façon de travailler. "Je me suis coupée de mes musiciens, des gens qui m’entouraient, pour être vraiment toute seule avec ma guitare. Et puis j’ai essayé d’aller chercher d’autres sonorités sur mon ordi" raconte Noa Moon qui, en quatre ans, s’est ouverte à d’autres musiques.