Musique / Festivals Le Français Orelsan truste la toile et la Une des médias depuis la sortie de "La Fête est finie". Un troisième album qui dénote sur une scène rap de moins en moins cérébrale. La revanche d’un hip hop intelligent ?

Aurélien Cotentin, dit Orelsan, est un rappeur normand de 35 printemps. Qui nous balance ses rimes pas comme les autres depuis Caen et depuis quinze ans. Une carrière faite de trois disques solo, de deux plaques en duo et de quelques détours par les petit et grand écrans. Et une réputation d’artiste un peu mutant, dont la fan base a grossi à raison au fil du temps. Le scandale d’hier (un procès pour vulgarité et des paroles qui avaient choqué) semble oublié. Mieux encore, avec "La Fête est finie", Orelsan semble s’être racheté une conduite et du crédit.

Outre les invités de marque - de Stromae à Ibeyi en passant par Nekfeu, Dizzee Rascal ou Maître Gims -, on redécouvre dans ce troisième album une plume aujourd’hui plus personnelle et plus mature. Et un sens de la formule qui déborde jusqu’aux titres à la simplicité poétique, comme "Note pour trop tard", ou ce "Défaite de Famille" qui traite d’un sujet pas très hip hop sur un instrumental (t)rap… L’art du contre-pied.