Pas d'orGaZme cette fois-ci

Nicolas Capart Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

Il est des cités où l’on brandit ses couleurs avec plus de fierté que d’autres. En bord de Meuse mieux qu’ailleurs, on supporte les jeunes pousses du cru pleine gorge. Programmés sur l’estrade couverte de l’HF6 en cette seconde journée, les espoirs du coin Kennedy’s Bridge ont fait des émules. Et c’est un doux euphémisme. Jeune formation de quatre ans d’âge, elle pourrait avec un brin d’humour et d’imagination être dépeinte comme une sorte de Bloc Party poppy du pays liégeois. Alignant à l’envi des "hits" repris en chœur, qui ne nous ont certes pas bouleversé, mais qui ont provoqué l’ambiance la plus chaude après Dionysos depuis le début de ces Ardentes.

Une heure plus tôt, sur la scène extérieure, le quatuor BRNS - espoir, lui, bruxellois - a livré une fois de plus un set gratiné. Au risque de nous répéter, cette jeune formation gourmande de percussions et avide de mutations pop demeure l’un des meilleurs espoirs du rock noir-jaune-rouge par les temps qui courent. S’il reste à ces talentueux gaillards des angles à arrondir, leurs assauts furent encore délectables. Pourtant, à peine une cinquantaine de festivaliers, dispersés ci et là devant la grande scène, en auront été témoins. Dont une vingtaine de fans de Marilyn Manson, copieusement tatoués et déjà agrippés aux barrières du premier rang. C’était un peu l’attraction de ce vendredi d’ailleurs. Défilé de jeunes blondes platine aux griffes noires et au regard grimé. Succession de charmants métalleux aux lèvres percées et à la voix qui porte. Les fans de l’antéchrist superstar auront mis du piment à notre début de week-end.

Puis il y eut Gaz Coombes, ancien frontman de Supergrass, échappé pour le meilleur, à savoir un premier disque solo d’assez bonne facture. On apprécie le bonhomme, ses verres fumés et ses délicieuses pattes seventies. Un guitar hero de notre adolescence, en somme, un visage connu de l’époque où la britpop avait du chien, pour d’autres. Mais, cet après-midi, l’ami Gaz n’était pas au top de sa forme. D’un début de set rock’n’roll et enlevé au fil des meilleures compos de "Here Come the Bombs", notre hôte est passé à des morceaux plus synthétiques, juste après un petit problème technique (ça n’aide jamais ) et devant un parterre toujours clairsemé à l’approche du début de soirée. La nuit allait bientôt reprendre ses droits et son prince des ténèbres débarquer à Liège.

Publicité clickBoxBanner