Musique / Festivals

L'ombudsman de Tomorrowland, Ivo Corbeels, s'est montré satisfait dimanche, au terme du premier week-end de Tomorrowland. 

Celui qui fait office de médiateur entre les riverains et les organisateurs du festival depuis déjà huit ans l'assure: "le nombre de plaintes déposées par les riverains reste relativement bas".

Dans une commune d'à peine 20.000 habitants comme celle de Boom, l'afflux de 400.000 festivaliers répartis en deux week-ends ne passe jamais inaperçu. Pendant deux mois, du début des préparatifs au démontage de la dernière scène, les riverains peuvent adresser leurs griefs et remarques à l'ombudsman du festival. 

"Ce n'est pas dans nos habitudes d'enregistrer des plaintes, puis de les laisser en suspens sans rien faire. Ici, nous cherchons activement une solution et la manière adéquate d'aider les habitants", explique Ivo Corbeels, qui travaille avec une équipe d'une petite dizaine de personnes sur le terrain. En cas de mécontentement, les riverains peuvent appeler gratuitement le service de médiation. Si l'intensité des basses les dérange, par exemple, un ingénieur du son est envoyé sur place pour évaluer la situation. 

Avec l'aide de techniciens, il peut adapter certaines fréquences de manière très spécifique, ajoute M. Corbeels, sans toutefois donner de chiffres sur les plaintes déposées. Selon lui, les requêtes ces derniers jours concernaient surtout la fête organisée mercredi pour les habitants des environs du festival, à laquelle quelque 10.000 personnes sont conviées. La question la plus aberrante à laquelle il a été confronté lors de ce premier week-end était de savoir que faire avec une tortue retrouvée sur un parking. Mais "grâce à un appel lancé sur Facebook, nous avons pu retrouver le propriétaire de l'animal", s'est-il réjoui.