Réveil doux pour les Francofous (vidéos exclusives)

Sabine Lourtie Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

Tombera ou tombera pas ?" s’interrogeait-on hier dans nos pages. Et bien, non, les Francofolies n’ont finalement pas débuté sous la drache nationale. Bien au contraire La météo a épargné les milliers de festivaliers qui ont troqué leurs bottes contre les lunettes de soleil. Dès 13h, au compte-goutte, les festivaliers ont pris possession des lieux, au Village Francofou. Dans la nonchalance... "On s’imprègne d’abord du lieu", lance Annick. Des joueurs de cartes se prélassent. Des bulles de savon virevoltent. Des chapeaux mexicains et déjà quelques bières... Le ton est donné.

Le coup d’envoi est lancé par le Français Domguè. Un Domguè survolté... Cet OVNI de la chanson, inclassable à tous niveaux, a tout donné sur scène, malheureusement devant un parterre quelque peu vide. Dommage. Les sonorités rock ont ensuite plané tout le reste de l’après-midi. Le Belge Esthen, qui n’est pas sans rappeler un certain Calogero - musique s’entend -, aura tôt fait de conquérir le public. Le morceau "Au diable les maux" fait office d’étincelle. Ça y est : dans le public, on remue, les bras se lèvent, on frappe la cadence. Et la déferlante ira crescendo.

Avec le groupe La Casa d’abord. Les quatre potes français ont fait mouche avec leur rock relevé de trompettes et harmonica. Un sérieux coup de soleil musical. Arsenal placera la barre à la même hauteur, en flanquant une véritable claque avec des compos solides jonglant entre pop et rock Sur la scène du Dôme, place à un repos auditif en compagnie de Z, alias Michel Distexhe. On aime ses poésies, son verbe percutant, et surtout sa façon de mettre en scène les mots.

Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour que la plaine s’emplisse. Dès 18h, les coudes se resserrent, tout comme ils se lèvent joyeusement. Mais pas surpopulation, ni même de cohue cette fois. Le réaménagement du parc pour davantage de fluidité a l’air de porter ses fruits. Devant cette foule compacte et bigarrée, "Saule et les Pleureurs" n’auront pas grande peine à embarquer les festivaliers dans leur voyage à travers les genres. "Ça monte, ça monte à Spa", hurle-t-il avant d’entamer une reprise de Johnny Cash. Très attendue aussi la prestation de Jeronimo, qui revenait sur la scène spadoise après cinq ans d’absence. Pas simple pour l’artiste liégeois qui, comme bien d’autres artistes présents, a dû jongler entre deux apparitions presque simultanées aux Francos, l’une au parc des Sept Heures, l’autre sur la scène Pierre Rapsat pour un hommage à Jeff Bodart. "Ce sera la course", confie Jeronimo à quelques minutes de son entrée en scène. Son concert était placé sous le signe de son nouvel album, "Mélodies démolies" avec lequel il se permet quelques largesses. "C’est mon habitude. Sur scène, je retravaille mes morceaux. Plus trash, plus énergique, plus musclé". Et le public a apprécié. Bref, une appétissante mise en bouche pour cette première journée

Saule aux francofolies de Spa - La Libre.be
Saule donne ses impressions aux francofolies de Spa...
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