Rock Werchter

Vaporeux, voilà un adjectif qui sied parfaitement à la musique d’Oscar&the Wolf. Si l’on veut se réveiller en douceur ou paresser par une chaude journée estivale, rien de tel que de glisser "Entity" sous le laser. Après deux EP - "Imagine Mountains" et "Summer Skin" -, Oscar and the Wolf sort son premier album. Oscar and the Wolf, c’est le projet de Max Colombie, jeune Flamand de 23 ans. Sur les douze morceaux qui composent son opus, l’artiste étire son chant, langoureux à souhait, et le pose sur des nappes de synthés : de la soul numérique dans toute sa splendeur. L’homme ne cache pas son engouement pour Garage Band, logiciel de création musicale développé par Apple. Avec cette technologie, il est son propre boss. "C’est important de travailler seul sur un disque" , estime Max, qui étaie son propos par cette comparaison : "C’est difficile de travailler à deux sur une peinture. Si l’un veut un trait rouge et l’autre pas , cela ne peut pas fonctionner."

Pour les concerts, il s’est entouré de musiciens dont Ozan Bozdag, "my right hand" , qui était bassiste dans les précédents projets de Max et qui maintenant l’aide aussi à la production. Car, dans une première vie, Max Colombie faisait du folk rock. Aujourd’hui, il semble complètement épanoui dans sa nébuleuse extragalactique. Son nom, Oscar and the Wolf, il l’a choisi parce que "Oscar évoque pour moi quelque chose de poétique et que The Wolf, cela a avoir avec la lune" . On imagine aisément Max en oiseau de nuit. "J’écris davantage la nuit. Personne ne me dérange, tous mes copains travaillent, donc, quand je commence à écrire, ils dorment. Je suis tout seul, au calme." Voit-il la vie en noir et blanc ? "Quand je compose, je m’imagine dans un pays tropical. Il y fait très lumineux, on peut sentir les couleurs, mais elle ne sont pas vraiment là", détaille l’amateur du peintre impressionniste Emile Claus qui a, par ailleurs, suivi des cours de peinture à Gand. Il ne les a pas menés à terme parce que son projet musical prenait de plus en plus d’ampleur.

Fan de séries américaines

Après trois ans passés à Gand - "la ville ne me surprenait plus" -, Max Colombie s’est installé à Dilbeek et il adore Bruxelles. "J’y trouve l’inspiration. A Bruxelles, il y a, tous les jours, quelque chose qui m’étonne, qui me trouble" , relève-t-il. Cette sensation ne serait-elle pas démultipliée s’il allait à Paris ou à Londres ? "Je suis allé trois semaines à Londres pour mixer l’album et c’était dur" , confie-t-il. "Il y a beaucoup trop de monde, c’est oppressant."

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