Rock Werchter

Nous étions en direct de Werchter ce samedi après-midi. Retour sur ce qu'on a vraiment aimé et sur les semi-succès.

+ ou - Blues Pills

Blues Pills est la deuxième formation à arpenter la « main stage » de Werchter ce samedi. Pieds nus et mini-sort noir très seyant, la bondissante suédoise Elin Larsson démarre pied au plancher avec « Lady in gold », premier titre aux accents « soul » du dernier album du groupe. Si sa chaude et puissante voix nous ravit, le public est malheureusement encore refroidi par la pluie.

Au fil du show, le guitariste français Dorian Sorriaux et le bassiste suédois Zach Anderson montent au créneau. Les deux chevelus délivrent un son « blues rock » qui oblige les festivaliers à tapoter du pied dans la boue. Pendant ce temps, Elin Larsonn saute tant et plus, court de gauche à droite et agite frénétiquement ses grelots.

Mais c'est finalement la reprise de « Somebody to love », la chanson popularisée par le groupe américain Jefferson Airplane, qui portera le public de Werchter au sommet du set des Blues Pills.

+ Charli XCX

Les « teenagers » et quelques parents ont rejoint en masse le KluB C pour se délecter de la pop énergisante de Charli XCX. Avec des paroles aussi engagées que « I don't want to go to school, I just want to break the rules », la jeune Britannique de 25 ans a mis le public de Werchter dans sa poche. Si elle ne chante qu'avec parcimonie, Charli se démène comme une belle diablesse d'un côté à l'autre de la scène.

Et quand l'ennui guette les plus anciens, l'une ou l'autre poses suggestives ont le don de redresser l'intérêt du show. Pour les jeunes, point besoin de relancer quoi que ce soit. Le titre « I love it », crédité à la Suédoise Icona Pop, a mis le feu aux poudres. De même que les « Pussy Power » harangués par la belle et la clôture des réjouissances au son de « Boom clap ».

+ Seasick Steve

Sevrés de « hip hop », nous avons tenté le coup Machine Gun Kelly programmé au même moment que Seasick Steve. Modérément convaincus par MGK et sa gratte, nous avons rejoint le blues rocker en cours de route. Une riche idée ! Dès notre arrivée, le son de son banjo électrique nous éclate littéralement les tympans. D'éclate il en sera aussi question pour le public qui apprécie visiblement la guitare du vieux Steve.

Sympa, il fait monter une jeune fille sur la scène et clame haute et fort : "Black Box Revelation" est l'un de mes groupes préférés. Pas étonnant , vu que la formation flamande navigue dans les mêmes sonorités blues rock.