Musique / Festivals

French cowboy. Ça faisait un moment que l’on n’avait plus vu débarquer de l’Hexagone un vrai french cowboy, écorché et sans compromis, la mèche devant les yeux et la guitare en bandoulière... Un faux air de Dutronc (père ou fils), un clin d’œil à Bashung, un coup de coude à Biolay. Des riffs et des mots qui donnent envie de prendre la route... Samedi, il faisait escale au Botanique, pour un concert intimiste sous les abats-jour du Musée. Une batterie, une contrebasse et un micro posés sur un tapis. Là, Sammy Decoster, entouré de ses deux musiciens, aligne les perles de "Tucumcari". Le mythe du beau rockeur, rebelle et mal rasé, a encore de beaux jours devant lui. Puis le ton monte. S’il ne se lâche vraiment que sur l’excellent "J’partirais me suicider à Hawaï" dans la version album, en live, l’artiste décline ses chansons avec les tripes, malmène le micro et électrise les refrains. Le public frémit à chaque nouvel élan. Comme sur le titre éponyme, quand Sammy hurle dans la nuit...