Sammy, un ami qui vous veut du bien

Nicolas Capart Publié le - Mis à jour le

Musique / Festivals

Il est des tête-à-tête qui marquent un homme sur la planète musique. La nôtre avec Sammy Decoster, il y a deux ans déjà, fut de celle-là. Une rencontre du troisième type, pas seulement artistique Bien sûr, il fallut à l’époque interrompre la trajectoire du "french cowboy" itinérant, en vadrouille sur les routes de sa France natale et d’ailleurs pour colporter les bonnes nouvelles de son premier chapitre "Tucumcari" (Barclay, 2009). Car le gaillard se fait souvent insaisissable, volatil comme le CAC 40, à l’instar du blues vagabond qui sort de sa bouche et de sa guitare écornée. Ainsi, l’artiste bifurquera des mois durant chez l’habitant pour une épique tournée BBQ où il troquait ses notes contre gîte et couvert à qui voulait bien l’accueillir. Mais on finit par enfin le croiser

Une fois l’impact provoqué, le charme a de suite opéré. Sur les planches de la maison des Musiques d’abord, où nous avions goûté pour la première fois à son grain de voix fumé en live. Au musée Botanique ensuite, où, dressé au milieu des demoiselles aux mâchoires décrochées, le beau rockeur avait livré une prestation des plus distinguées. Nous le disions à l’époque et le répétons aujourd’hui : "Le mythe du beau rockeur, rebelle et mal rasé, a encore de beaux jours devant lui". Faites donc en sorte d’accompagner madame au concert, si seulement elle l’a proposé.

Cette fois, mercredi, Sammy posent ses "grolles" au 210 de la Chaussée St-Pierre bruxelloise (ainsi que le lendemain, jeudi, sur les marches de L’Escalier dans la cité ardente) à l’occasion d’un "Tour de Champ" tout neuf, récemment entamé chez nos voisins français. Une tournée des petits clubs intimiste, en solo (pour ne pas dire "à poil"), loin du suremballage... En attendant le successeur du disque introducteur, Decoster nous fera goûter en primeur aux nouvelles compos de son cru. Avec un menu inchangé, des promenades inspirées, des trains de campagne paumés, des rapports humains compliqués et une inspiration américaine dopée aux grands espaces, qu’un certain E.Vedder n’aurait pas reniée. A découvrir sur scène à l’Atelier sous peine de trouver cela très bien. Car Sammy est l’ami qui vous veut du bien.

Nicolas Capart

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