Sous le charme de Jorja Smith (CRITIQUE) ****

Nicolas Capart Publié le - Mis à jour le

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Musique / Festivals

Ceci est le visage de la future soul britannique. C'est en tout cas comme telle que Jorja Smith est annoncée et nous-mêmes n'oserions en douter. Du haut de ses vingt-et-un printemps, la chanteuse des Midlands (un pedigree qu'elle partage avec sa consœur Mahalia, dont on vous parle très bientôt) nous effleure d'un demi-regard sur la pochette de ce premier opus. Un seul œil et quelques cils qui envoûtent déjà, avant le moindre éclat de voix. Un charme aussi discret qu'il n'est puissant qu'elle conjugue en musique, et dont le roi de la pop Drake fut d'ailleurs lui aussi victime, invitant mademoiselle Smith sur sa tournée et la conviant même au casting de son dernier album.


Après avoir poussé à la maison au son des artistes du label Trojan, de Curtis Mayfield et encore de Damian Marley, l'Anglaise commence très tôt à pousser la chansonette. Adolescente, elle poste successivement les pépites "Blue Lights", "A Prince" et "Where Did I Go?" sur la toile et ne tarde pas se faire remarquer. Fin 2016, elle enregistrer un premier EP bardé de quatre titres, "Projet 11". La machine est lancée.


Un peu plus d'une année plus tard, voici le joli "Lost & Found", un vrai album cette fois. Douze pistes où l'on retrouve quelques anciens morceaux et plusieurs nouvelles perles. Elles se succèdent ainsi sans peine et trouvent chacune leur place dans le creux de l'oreille, tantôt intimes, tantôt fragiles, tantôt sensuelles, mais toujours magnétiques. Sa voix, elle, se fait velours, naturellement belle, maîtrisée sans forcer, et va se nicher quelque part entre celles d'Amy Winehouse et Lauryn Hill. Un disque qui goûte le miel. Résister serait vain.

Nicolas Capart

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