Musique / Festivals

Après l’immense succès rencontré en 2013 avec son album “Racine carrée” et l’harassante tournée qui a suivi, Stromae avait annoncé son intention de “marquer une pause”.

Passé en un rien de temps du statut d’artiste en devenir à celui de star internationale, Paul Van Haver s’est retiré – épuisé – de la vie publique, pour reprendre ses esprits et développer la marque de vêtements lancée avec sa styliste d’épouse Coralie Barbier.

© Reporters

Absent ou omniprésent ?

Mais un homme absent est un homme qui suscite la curiosité. Depuis l’annonce de son retrait, Stromae est omniprésent. La moindre de ses apparitions est surmédiatisée. Et le bonhomme, tout à fait conscient de son statut, a parfaitement utilisé cette visibilité pour assurer la promotion de la marque “Mosaert” qui a officiellement été présentée au public le mois dernier lors d’un défilé parisien.

© Reporters

En bon communicant, il a ensuite profité de l’effervescence générée par l’événement pour annoncer un possible retour aux affaires musicales et laissé planer juste ce qu’il faut de mystère pour attirer l’attention du plus grand nombre. Mosaert est Stromae et vice versa. Le styliste a fait une petite place au compositeur pour sonoriser son événement, et ce dernier a sauté sur l’occasion pour se remettre à diffuser du son.

Un premier extrait et un clip

Pour la première fois en quatre ans, deux extraits courts ont été diffusés sur son compte Instagram. Ce vendredi matin, cette nouvelle composition intitulée à juste titre “Défiler” a été dévoilée intégralité, et un clip léché est venu l’accompagner. On y retrouve un Stromae posé, au flow tranquille et à l’instrumental lancinant, avant d’accélérer le rythme et de teinter son R&B de quelques beats électroniques puissants.

© Reporters

La recette est connue, mais le résultat est assez impressionnant. Stromae reste dans son univers en évitant efficacement se répéter, et s’illustre de la meilleure des façons. Même si notre ami s’est empressé de déclarer que “c’est la collection qui avait inspiré la musique […] et non la musique qui avait inspiré une collection”, tout cela laisse présager un retour plus ou moins proche aux affaires.