Musique / Festivals

À l’aube d’une nouvelle capsule mode et après des mois de mystère, Paul Van Haver annonce : "Stromae, ce n’est pas fini".

Nos confrères de ParisMatche.be ont rencontré Paul Van Haver (alias Stromae), sa femme Coralie et son ami et directeur artistique Luc Junior Tam. Dans ce long entretien, le trio évoque la période du succès et les différents projets menés et à venir. " On est plus comme une petite coopérative, limite une start-up… Même si quand c’est le patron qui dit ça, ça sonne toujours faux !" , lance Stromae. " Avant toute cette recherche autour du style avec Coralie, la société, c’était Luc, ma maman et moi. Aujourd’hui, on fait toujours pareil, mais avec quelques employées supplémentaires. Et il m’a fallu un peu de temps pour faire la transition dans ma tête, pour me dire que c’était fini la grande époque de Racine Carrée où tout cartonnait. On a recommencé un nouveau projet, et il faut avoir l’esprit ‘start-up’, pas celui d’une entreprise implantée depuis des années, qui se base sur un succès" , explique le "patron".

L'artiste précise : " Stromae, ce n’est pas fini" . Non, " la réalité, c’est que moi, je voulais une vraie pause. Mosaert (NdlR : son label axé autour de la musique, l'audiovisuel et la mode vestimentaire) , ça nous a permis de nous diversifier et de continuer à travailler. Ça m’a permis de travailler tout en restant dans l’ombre, et ça, ça faisait du bien".

Du 7 avril au 13 mai, l'entreprise Mosaert s'implantera au grand magasin "Le Bon Marché", à Paris. La cinquième collection est prête à être décapsulée et affichée, du sol au plafond : les vêtements, bien sûr, mais aussi de la vaisselle, de accessoires d’intérieur, et même une paire de "claquettes". Et la mode va marcher en musique. Le défilé qui lance l’exposition de six semaines s’accompagnera d’un nouveau morceau composé par Paul et Luc. Et, fait unique depuis bien longtemps, chanté par Stromae. " Pour moi c’était chouette, ça m’enlevait toute la pression de devoir faire un single qui allait être joué en radio, qui marcherait – ou pas" , explique le chanteur. Coralie est aussi de la partie, puisque c’est elle qui lui a donné les matériaux d’écriture : " Coralie m’a envoyé toute une série d’expressions liées à la mode que j’ai utilisées pour les paroles. J’y parle de beauté, de marche…"

Dans l'interview, Stromae se confie aussi sur sa période de doute. " C’est assez ahurissant la façon dont j’avais peur d’écrire des mots. On a une telle estime de soi-même à un moment, qu’on croit que ce qui va sortir va être révolutionnaire. Alors que c’est juste des mots les uns à côté des autres qui font des phrases, puis on fait des jeux de mots, on raconte une histoire…" Des emballages médiatiques et des comparaisons aux monstres de la chanson, on garde des séquelles qui brûlent comme une lumière trop vive. Stromae, le nouveau Jacques Brel, " mine de rien, au bout d’un moment, ça rentre un peu dans la tête. Après, il faut juste se débarrasser de tout ça et se dire qu’on est là pour s’amuser" .

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