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Taylor Swift est de retour. La superstar américaine de la pop, qui évolue stylistiquement et musicalement à la manière d'une Madonna, changeant de chrysalide à chaque reprise depuis ses débuts country il y a déjà une décennie, publie son sixième disque à vingt-sept ans. Son précédent, "1989" (et sa bombe "Shake it Off"), avait explosé les records de ventes l'année 2014, et valu à la blonde chanteuse un second trophée d'album de l'année au Grammy Awards. Le petit nouveau, "Reputation", atteint déjà quant à lui l'équivalent d'un million de copies vendues après à peine une semaine d'exploitation. Autant dire que ça sent encore l'énorme carton.


A la production, la composition et l'écriture, miss Swift s'est adjointe les services et les doigts d'or du musicien américain Jack Antonoff (leader et guitariste du groupe Fun). Elle retrouve en outre de vieilles connaissances suédoises. Max Martin, qui posa sa patte magique sur des hits incontournables des nineties – comme "I Want It That Way" des Backstreets Boys ou le fameux "Baby One More Time" de qui vous savez – et continue d'enchaîner les tubes en cascade depuis (pour Katy Perry, The Weeknd, Céline Dion, etc.). Et enfin Shellback pour compléter le quatuor, producteur surdoué ayant œuvré dans les ombres d'Adele, de Maroon5, d'Usher ou encore de P!nk. Une belle équipe de vainqueurs.


De cette équation est née un album de pop électronique gonflée à la créatine. A l'instar de l'introduction offerte par le bondissant "Ready for it" (sauce Beyoncé) ou du single "Look What You Made Me Do" (façon Britney). Taylor Swift avait utilisé ce titre pour promouvoir "Reputation", à coups de vilains serpents et de teasing oppressants. Son clip caracole aujourd'hui à plus de 700 millions de vues sur YouTube (!) Au fil du morceau, la fille de moins en moins sage rue dans les brancards et fait sa catharsis. Le téléphone sonne et c'est elle qui répond : "I'm sorry, the old Taylor can't come to the phone right now (...) 'Cause she's dead!" .

On retiendra aussi les participations d'Ed Sheeran et du rappeur Future sur un "End Game" plutôt réussi, qui devrait atteindre l'obscurité des clubs sans peine, comme une bonne fraction de ces quinze pistes. Du travail de pros.

> 1CD (Universal).

© D.R.