Musique / Festivals

Il en a fait du chemin le trio londonien The XX depuis "XX", son premier album de pop minimaliste ténébreuse sorti en 2009. Quatre ans après "Coexist", voici le très attendu "I see you" - à l’étonnante mais ô combien réjouissante tapisserie sonore, lumineuse et dansante. De passage à Bruxelles, la chanteuse et guitariste Romy Madley Croft raconte la métamorphose progressive du groupe. Rencontre.

Ils sont allés chercher la lumière en Islande et la chaleur en Californie. Des attributs a priori étonnants si l’on s’en tient à la langueur, au spleen et à la noirceur dans lesquels baignaient les deux premiers opus du groupe britannique The XX, concoctés à Londres. D’aucuns voyaient dans la musique de Romy Madley Croft, Oliver Sim et Jamie Smith comme un écho à la cold wave des débuts de Cure, au minimalisme des Young Marble Giants, sans oublier Everything but the Girl - une référence absolue. Le chemin parcouru entre les deux derniers albums est plus surprenant qu’entre les deux premiers.

Ils avaient 15 ans quand ils se sont formés, ils en ont à présent 27. De l’adolescence et l’inexpérience à l’âge adulte et la maturité, ils ont évolué. L’amour qu’ils chantaient à 15 ans est loin d’être le même à 27. Entre ce qu’ils ont pu écrire en récoltant les témoignages de leur entourage jusqu’à leur propre vécu aujourd’hui, il y a quelque chose qui relève de l’expérience, tout simplement.

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