Musique / Festivals

C'est reparti. Vendredi, le grand carnaval anversois des musiques électroniques ouvrait ses portes pour trois jours d'infra-basses et de folie. Tomorrowland, 13e du nom, la Rolls-Royce des festivals d'été, celui que le monde entier nous envie et qui chaque année affiche complet virtuellement en quelques secondes, sabrait ainsi le premier de ses deux week-ends. Car l'événement, en plus de s'exporter à l'envi (au Brésil, aux USA), voit double désormais et enchaîne depuis l'an dernier.

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Si le soleil jouait à cache-cache avec les nuages pour l'entame de ces joyeusetés, le mercure lui demeurait au beau fixe. Et ce ne sont pas les quelques furtives gouttes de pluie tombées qui allait empêcher les peaux de se dévoiler et les torses nus épilés (si si) de parader dans les allées. Tous les ingrédients qui font la démesure et la singularité de Tomorrowland étaient bel et bien réunis hier, des scènes et chapiteaux aux mensurations outrancières jusqu'aux costumes façon Mad Max, Alice aux Pays des Merveilles ou Xena la Guerrière, en passant par les décors fluos en carton-pâte ou encore les glaçons en forme de papillons. Les drapeaux nationaux aussi sont forcément de la partie et, au sein de ce village technoïde global, il demeure de coutume de fièrement les arborer...

Quand David fait danser Goliath

Il n'y a pas que la Main Stage à Tomorowland. Si cette dernière attire chaque jour le gros de la foule à son chevet, et si ses gradins de verdure sont est en permanence piétinés par des dizaines de milliers de festivaliers toutes aisselles apparentes et gorges déployées, quinze autres podiums intérieurs ou extérieurs sont disséminés ci et là au détour des allées du gigantesque site du Domaine Provincial De Schorre. On y croise bien sûr de grands noms de la planète électronique mainstream, mais aussi des DJs ou producteurs moins célèbres, plus alternatifs et souvent bien plus intéressants que les supposés cadors.

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La clique liégeoise Forma.T, depuis dix ans, en est. Très vite convié par les organisateurs de Tomorowland, le label entretient depuis une relation de confiance et de fidélité qui dure avec le festival. Dès sa troisième édition, Mathieu Fonsny aka Surfing Leons et sa bande se voyaient remettre les clefs d'une scène pour en concocter la programmation... Etaient invités à Sao Paulo et Atlanta... Et devenaient en quelque sorte la – ou l'une des – caution indé du festival. Une amitié qui perdure donc et tend même à se renforcer au fil des années.

Ce vendredi, c'est en les murs d'une drôle de chapelle nommée "The Cage", joliment rafistolée et décorée, que Forma.T avait pour mission de nous faire danser. Avec une belle association franco-belge puisque, à la suite de nos représentants Surfing Leons et DC Salas, ce sont les dompteurs de déhanchés français de la maison Ed Banger (Breakbot, Irfane, Busy P...) qui entraient en piste pour célébrer dignement les 15 ans de leur structure. Une bien jolie fête d'environ 300 clubbers que nous aurons allègrement squatté en cette première journée. A défaut d'un set de Richie Hawtin de meilleure qualité...