Musique / Festivals

Nous étions aux Francofolies de Spa ce vendredi, voici ce que nous avons aimé et ce qui nous a franchement lassés.

Top : Le nouveau site

Nous entamons notre rédaction par une confession : nous avons manqué la belle soirée hip-hop de ce jeudi (L'Or du Commun, Romeo Elvis X Le Motel, Le Smala,...). Nous découvrons donc le site ce vendredi... avec un réel plaisir. Essoufflées les Francos étaient contraintes de changer pour mieux se renouveler, et cette nouvelle formule (un site, un billet, tous les artistes) confère un très beau dynamisme à un festival qui en manquait quelque peu par le passé. Disposée juste à côté de l'hôtel Radisson où quelques VIP friment depuis leur balcon, la scène Pierre Rapsat accueille les têtes d'affiche (Lost Frequencies, Francis Cabrel, Calogero, Vianney, ...). Quatre autres scènes ont été disséminées dans le parc, où des milliers de festivaliers traînent devant les bars, les Food Trucks ou flânent dans les allées. Et voilà que ces Francos - toujours aussi familiales - se dotent facilement d'une très belle ambiance de festival.

© Alexis Haulot

Top/flop : Des Cats on Trees rassembleurs... mais inoffensifs

Nina Goern a une voix, un certain charisme et du maquillage rouge vif autour des yeux (!). Combo gagnant pour se retrouver sur la grande scène "¨Pierre Rapsat en fin d'après-midi". Curieusement, les Toulousains attirent même une large audience avec leur pop chantante et balancée... jusqu'à l'arrivée d'une bonne drache nationale qui douche (littéralement) l'enthousiasme du public. C'est un peu le souci de ces chats posés sur leurs branches : leurs compositions lancinantes et bucolique conviennent merveilleusement à un après-midi ensoleillé mais manquent sans doute un poil de peps pour faire bouger une foule humide. Joli, mais pas assez charismatique.

© Alexis Haulot

Top : Greg Houben redonne vie au Brésil

Dur dur pour nos amis brésiliens ces dernières semaines... Après la grosse raclée subie face aux Diables en Russie (restons objectifs), voilà qu'un Belge réinterprète leur musique... à Spa ! Il pleut toujours à cette heure-là, mais la petite et très agréable scène "Playright +" semble bénéficier d'un micro-climat ensoleillé. Au chant, à la guitare ou à la trompette, Greg Houben passe de la Samba au jazz et tente quelques rythmiques blues avec une simplicité aussi légère que réussie, donnant à cette scène une belle identité. Ou plutôt, un merveilleux contrepoint aux grandes "Proximus" et "Pierre Rapsat". C'est le petit cocktail sucré de cette fin de journée.