Musique / Festivals

Un Ep contenant six titres doit sortir vendredi. A moins qu’une action en justice vienne priver les fans de ces inédits.

Bien avant la disparition de Prince le 21 avril 2016, on savait le coffre-fort de Paisley Park, sa résidence, bourré de titres, voire d’albums inédits. On en aura un aperçu à l’occasion du premier anniversaire de la mort de l’artiste ce vendredi. Un Ep posthume contenant cinq titres doit sortir sur un label indépendant basé à Vancouver: Rogue Music Alliance. Regroupés dans un disque intitulé Deliverance , ils seront d’abord disponibles au format digital avant une sortie physique annoncée pour le 2 juin. Rappelons qu’entre 2006 et 2008, période pendant laquelle ont été enregistrés les inédits dont la sortie est programmée vendredi, prince était sans contrat. Il était en guerre contre l’industrie musicale qu’il accusait d’avoir fait de lui un de ses esclaves. Il n’envisageait pas non plus de diffuser sa musique via Internet y voyant du vol en raison du téléchargement illégal.

Cinq inédits

Datant de la période 2006-2008, l’époque pendant laquelle Prince a enregistré ses albums Planet Earth et Lotusflow3r, les chansons Deliverance, I Am, Touch Me, Sunrise Sunset et No One Else - auxquelles s’ajoute une version longue de I Am - ont été co-écrites et co-produites par l’ingénieur du son et collaborateur de longue date du Purple One, Ian Boxill. Après la mort du Kid de Minneapolis, c’est lui qui a finalisé les morceaux pour permettre leur diffusion auprès public.

Action en justice

Reste à savoir si cet EP sera bien disponible vendredi parce qu’une polémique a éclaté à peine l’annonce de sa sortie faite. Pressé de faire part de son travail avec Prince aux fans, Ian Boxill a diffusé en avant-première le titre Delivrance sur la plateforme de streaming Apple Music. Une initiative qui a provoqué la colère des ayants-droit du chanteur qui l’accusent d’avoir agit sans leur autorisation. Ceux-ci font valoir une clause de confidentialité interdisant à Ian Boxill d’utiliser quelque matériel musical que ce soit sous quelque forme que ce soit. En ne renvoyant pas à la succession de Prince tout ce qu’il avait en sa possession, en l’occurence le titre Deliverance, et en le diffusant sans le consentement des ayants-droit, l’ingénieur du son se serait mis dans l’illégalité, soupçonner de vouloir empocher des gains aux frais de la princesse. De quoi entrainer une action devant la justice et peut-être un blocage de la sortie de l’EP.