Musique / Festivals

Les Allemands ne sont certainement pas les plus grands faiseurs de hits au monde mais le pays compte tout de même quelques gros succès internationaux à son actif, des artistes cultes et de référence qui ont marqué l'histoire de la musique de ces dernières décennies. De lundi à samedi, La Libre vous propose un florilège de chansons allemandes. Il y aura du pointu, du très grand public, de l'excellence et de l'atroce. En tout cas, festival de choucroutes capillaires garanti.


Les tubes (Die größten deutschen Hits aller Zeiten) (6/6)


Il y a eu Boney M (chanteuses caribéennes mais compositeur et producteur allemand, Frank Farian, qui était aussi la vraie voix masculine de Boney M), Sandra ("Maria Magdalena" et consorts), Enigma ("Sadeness"), le projet érotico/new age de son mari Michael Cretu, Propaganda et son "p : Machinery", les disco girls de Silver Convention, Alphaville avec "Big in Japan" mais aussi :


Nena "99 Luftballons" (1983)

La jeune chanteuse fait un carton maison et dans les pays frontaliers avec cette chanson anti-guerre, vite adaptée en anglais pour conquérir le reste du monde. Une morceau qui donne la pêche et qui restera un incontournable des années 80.



Trio "Da da da" (1982)

Un an plus tôt, c'était cette ritournelle minimaliste et répétitive, amusante et décalée, qui se taillait la part du lion dans les charts. Trio a vendu 13 millions d'exemplaires de son "Da da da", ce qui en fait un des plus gros tubes allemands de tous les temps. La chanson a, depuis, été reprise à l'infini et dans toutes les langues.



Modern Talking "Cheri Cheri Lady" (1985)

Il y a Thomas, le petit brun siiii mignon, bronzé Chokotoff, avec sa coupe dégradée du plus bel effet qui joue (parfois) du synthé-guitare (un instrument quasi disparu aujourd'hui, quel dommage). Et Dieter, le compositeur, le grand blond un peu moche qui vit ses chansons à fond, avec sa fossette et son sourire inamovible de ravi de la crèche. Dans la seconde moitié des années 80, le duo a pondu des hits à la chaîne, coulés à ce point dans le même moule qu'on a l'impression d'entendre la même chanson, encore et encore et encore (moins de 115 BPM, des chœurs de voix de châtré et des paroles simplistes sur le thème de l'amour). Une imparable recette du succès. Si un aimable lecteur peut nous expliquer pourquoi le violoncelle prend feu dans le clip, parce que nous, on n'a pas compris...



Snap ! "The Power" (1990)

Nos amis allemands ne sont pas les plus réputés pour leur finesse musicale quand il s'agit de faire danser les foules (on pense, par exemple, à l'abominable "Move your ass" de Scooter). Mais ils sont efficaces, à l'instar de ce "The power", véritable carton interplanétaire.