Musique / Festivals

Carl Cox, Len Faki, Adam Beyer et d'autres poids lourds de la techno ont clôturé le festival Awakenings (Amsterdam), dimanche soir. Mais c'est le Canadien Richie Hawtin qui a livré le set le plus impressionnant.

Maceo Plex ne se déplace plus sans sa tribu. En festival, monsieur dispose bien souvent de "sa" scène. Une journée carte blanche si vous préférez, qui permet au producteur américain de programmer ses DJ's préférés et les jeunes pousses qui sont régulièrement conviées à ses soirées "Mosaïc". Ce dimanche, le boss a même laissé à Len Faki le soin de clôturer la fête. Maceo s'accorde le créneau précédent, et fait son entrée sous le soleil de 19h.

La scène "C" du festival Awakenings (Amsterdam) convient particulièrement bien à sa "House Underground". Conçu comme un îlot, le podium est encerclé d'eau et dégage un parfum d'exotisme. Pour les amateurs de Techno, la House grand public peut parfois avoir un côté indigent. Les basses sont plus légères, les beats moins acérés, mais Eric Estornel - de son vrai nom - se situe à cheval entre les deux mondes. Il dispose des deux alter ego aux compositions plus sombres, et dynamite le genre sans en sacrifier le groove.

Carl Cox pour une seconde virée

Sven Väth a sorti les biscoteaux et maltraite encore sa console sous les yeux amusés de ses enfants, sur le coup de 21h, mais nous filons rapidement dans la zone "W" où le grand Carl Cox s'apprête à faire son entrée.

Lui, a le groove dans la peau. En bon vétéran de l'Acid House, le maître des Rave et des chaudes soirées d'Ibiza a reçu les clés de la plus grande scène du festival pour clôturer le week-end. Avec une telle expérience, le Britannique est plus fort, plus fin et plus diversifié que la plupart de ses collègues. ll ne lui faut pas une demi-seconde pour que ses milliers de fans soient tous en train de danser.

Richie Hawtin, l'homme fort

Malheureusement pour nous, il y a conflit d'agenda. Richie Hawtin se produit en live avec son show "CLOSE" dans la tente d'à côté, et on ne peut décemment pas le manquer. Tout le monde s'est d'ailleurs manifestement passé le mot: la tente "Y" est bondée. Le Canadien à la longue mèche fait son apparition sous un déluge de fumigènes, mais dans une scénographie plutôt discrète à l'ambiance tamisée où il dispense avec intelligence sa techno racée.

C'est beau, fin, efficace, dansant. Après 48h de musique, seuls les producteurs de ce calibre sont encore capables de surprendre leur audience, et de transformer des milliers de badauds hagards en une foule qui se déchaîne à l'unisson. Vivement Dour, Tomorrowland, Pukkelpop, et toutes les autres fêtes de la musique électronique qui se profilent à l'horizon.