Musique / Festivals

"Constamment je brûle, à petits feux", chante Arman Méliès sur le titre qui ouvre son 5e album, "Vertigone" - sorti à l’automne dernier déjà (la critique, quelque peu tardive, fut sans cesse reportée, mais jamais lâchée…). Ce vocabulaire ardent, on le retrouve tout au long des 9 plages : l’homme se consume, et nous emporte par la même occasion. Après "IV", plus synthétique, celui qui est aussi guitariste de Julien Doré convie de nouveau l’électricité. Mais ce qui ressort en premier, c’est sa voix claire, articulée, parfois précieuse, écorchée quand il grimpe vers les sommets (comme sur "Fort Everest"). Ses textes sont ainsi mis en avant qui révèlent des images parfois alambiquées. Mais Arman Méliès laisse l’auditeur imaginer les siennes grâce à deux magnifiques instrumentaux, dignes d’une BO - en clôture d’opus. (M.-A.G.)

1CD (AT(h)OME/LC Music).