Musique / Festivals Dans un entretien avec Paris Match, le chanteur William Sheller se confie sur son burn-out et ses addictions. Trois ans après avoir échappé de peu à la mort, il partage enfin son histoire.

Trois ans auparavant, le chanteur français souffrait d'une arythmie cardiaque doublée d'un œdème pulmonaire: "J’étais devenu une espèce de monstre, un Quasimodo bouffi de flotte", partage-t-il. Cette anomalie lui est tombée dessus après un burn-out. "Tu entends ça à la télé, ça fait très chic, c'est mondain, mais c'est vachement grave", pointe l'homme de 71 ans.

Une rencontre avec la mort: les conséquences de ses folies

Le chanteur connait pourtant très bien l'origine de ses problèmes cardiaques, il paie aujourd'hui le prix de ses excès: "Je me suis bien poudré le nez dans les années 1960 et 1970, mais je n'ai jamais été du genre à vouloir traverser Paris à genoux pour trouver un gramme. Mon toubib m'a demandé: Vous n'auriez pas autrefois pris des choses pour vous stimuler? J'ai effectivement eu cette période boîtes de nuit, invitations, cocaïne", se souvient-il.

Aujourd'hui, la cocaïne ne fait plus partie de sa vie. En arrêtant cette drogue, il considère qu'une partie de son talent s'est envolée: "C'est là qu'est le danger: j'étais réellement meilleur. C'est un stimulant psychique, intellectuel, physique. C'est comme les amphétamines, ça fait travailler le cerveau, et je trouvais vite les solutions aux choses".

Quand on évoque la mort, William Sheller ne ressent aucune peur. Il compte prendre son temps et ne pas louper une miette de ce qui lui reste à vivre. "J’aurai 72 ans en juillet. Je ne vais plus aller danser sur les plateaux. Je ne vais pas y traîner ma vieille carcasse. Je peux travailler encore dix ans comme compositeur. Et on n’est jamais à l’abri de composer quelque chose de bien. Je peux peut-être même pousser jusqu’à quinze ans. Quinze ans, c’est la vie d’un chien", conclut-il.

Découvrez ici l'intégralité de l'entretien.