Winston, deuxième passage de feu

Jean Bernard Publié le - Mis à jour le

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Musique / Festivals Vendredi soir était donné le coup d’envoi de dix jours de musique, et même plus. La place des Palais accueillait d’abord les Belges de Willow et de Roscoe qui défendaient chacun leur premier album, We The Young pour les six Louvanistes, Cracks pour les cinq Liégeois. Solides, ils assuraient en ce début de soirée devant un public encore clairsemé, n’arrivant qu’au compte-gouttes, relate la Dernière Heure.

À noter que contrairement aux années précédentes, on n’assistait plus à des bouchons pour la distribution de bracelets grâce à un nouveau système.

Venait alors une légende vivante; ancien du Velvet Underground, John Cale, du haut de ses 70 balais, nous emmenait dans son univers rock, soutenu par un band particulièrement efficace.

Mais le public n’arriva, lui, qu’à la nuit tombée, pour faire la fête avec Charlie Winston, qui revenait deux ans après avoir défendu Hobo sur scène. Le chanteur au petit chapeau nous est apparu cette fois beaucoup plus mûr et assuré, avec un deuxième album, Running Still, plus varié. L’Anglais mettra le feu avec des titres comme Hello Alone , Speak To Me (aux accents très gabrieliens, ce qui n’est pas très étonnant quand on sait que Charlie est soutenu par Peter Gabriel), Where Can I Buy Happiness , le très beau The Great Conversation , Kick The Bucket , In Your Hand , I Love Your Smile pour terminer, seul au piano, par le superbe Boxes , histoire de calmer tout le monde.

Hier, c’était au tour de Dan San de prendre, le premier, contact avec la grande scène de la place des Palais. Le groupe liégeois a proposé notamment les belles ballades de l’album Question Marks, dont le morceau éponyme, ou encore Pillow.

La charmante Irlandaise, Sharon Corr, cette fois sans ses sœurs, prenait le relais, avant que Stefan Eicher, en grande forme, et Benabar qui, pour un peu, jouait à domicile, et pouvait vraiment demander à Albert II de bien vouloir échanger Bruxelles avec Paris : “Avec vous Messire Faire des affaires, c’est un plaisir”.

Et le BSF l’est et doit le rester.

À noter que le Magic Mirror, installé cette fois à la place du Musée, a lui aussi rencontré son public. “Vendredi soir, la salle était comble” , nous précisait Philippe Close, président du Festival. “Et le public qui n’avait pu entrer s’installait tranquillement sur cette belle place, un verre à la main, pour suivre les différents concerts sur les écrans, tout en profitant de la météo estivale.”

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