Politique

Cinquante cinémas, festivals ou distributeurs de films seront soutenus pendant deux ou quatre ans par la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), a-t-elle annoncé vendredi. Au total, 3,37 millions d’euros par an leur seront accordés, un montant stable par rapport aux années précédentes.

Sur les 60 demandes reçues, la Commission d’aide aux opérateurs audiovisuels (COA) de la FWB a sélectionné 50 projets. Neuf d’entre eux reçoivent une aide pour la première fois. Dix-huit organisateurs de festivals ont été repris (719 000 € au total).

Dix exploitants de salles de cinéma seront aidés à hauteur de 1,01 million. Une aide supplémentaire de 110 000 € a été dégagée pour l’ouverture du Palace à Bruxelles, prévue fin février. Quatre distributeurs de films bénéficient de 161 000 €. La Commission a octroyé ensuite 1,29 million à 14 ateliers d’école, d’accueil et de production. Des structures de diffusion sont aussi aidées pour la première fois (22 500 €).

La COA clôture une session importante puisqu’une échéance commune a été instaurée pour tous les opérateurs audiovisuels. L’ensemble des dossiers sera dorénavant évalué tous les quatre ans, visant une meilleure répartition des fonds entre les acteurs.

Une décision "inconsidérée"

Mais cet équilibrage ne fait pas que des heureux, à l’image des cinémas Nova ou Galeries, à Bruxelles, qui perdent tous deux quelque 20 000 € par an. Le Nova regrette cette décision "incompréhensible et inconsidérée" qui aura "des conséquences négatives sur l’activité du cinéma". Et demande à la ministre de la Culture Alda Greoli (CDH) de "reconsidérer sa décision, basée sur une vision comptable de la culture, pour ramener au premier plan la dimension culturelle".

Même déception aux Galeries, qui voit son aide baisser de 90 000 à 75 000 €. "Nous ne comprenons pas cette décision, réagit son directeur Frédéric Cornet. Nous avons une programmation unique à Bruxelles puisque nous faisons, entre autres, de vrais focus sur des villes du Moyen-Orient, comme cette année avec Téhéran (lire ci-contre) . Avec cette baisse de subvention, ce sont des choses que nous pourrions ne plus être capables de faire."