Politique

La ministre de la Culture Alda Greoli réticente, celui du Budget, paiera le 1,5 million promis pour Mons 2018.


"Le Vif" le révélait cette semaine et le ministre du Budget à la Communauté française, André Flahaut (PS) nous l’a confirmé. Il a bien été décidé lors de la confection du budget 2018 de donner 1,5 million à la Fondation Mons 2025 chargé de continuer l’action de Mons 2015 et d’organiser la Biennale de Mons à partir de septembre 2018. André Flahaut s’est substitué ici à Alda Greoli (CDH) la ministre de la Culture, réticente à accorder ce nouveau subside.

Rétroactes: un accord politique au sein du gouvernement avait déterminé qu’on verserait deux fois 1,5 million d’euros à la Fondation Mons 2025 pour 2017 et 2018 et que la Fondation pouvait compter en plus, sur 5,6 millions générés par la Capitale européenne de la culture, somme incluant des subsides communautaires versés après 2015 afin d’éponger les dernières factures. Cet accord répondait au souhait de l’Europe que les actions d’une capitale culturelle comme Mons 2015 puissent avoir des prolongements sur le long terme.

En accord avec cela, Alda Greoli, avait annoncé début 2017 qu’elle réservait bien 1,5 million d’euros au budget 2017, pour aider Mons 2018, comme prévu, mais cette nouvelle suscita à nouveau la polémique chez des opérateurs culturels qui ne comprenaient pas pourquoi Mons continuait à être aidé comme cela.

La ministre Alda Gréoli a alors vite précisé que ce montant ne serait octroyé que si la Fondation Mons 2015 apportait la preuve que cette somme (1,5 million) servirait bien à "l’ensemble des artistes de la communauté française", grâce par exemple à des coproductions de Mons avec des opérateurs de Liège, Namur ou Bastogne.

Un programme a été présenté en ce sens et a été finalement approuvé par Alda Greoli qui le signera bientôt.

Restait à accorder le subside 2018 et c’est alors, devant apparemment les réticences d’Alda Greoli, et pour "soulager" le budget Culture, qu’André Flahaut a proposé que le gouvernement en entier prenne cette dépense à sa charge. "Je l’ai proposé au nom du respect des décisions prises. Cela a toujours été ma ligne de conduite. Si cela avait concerné le festival de Dour, j’aurais fait de même", dit André Flahaut. Allusion au fait que Mons est la ville de Di Rupo et que le festival de Dour est "l’enfant" du ministre CDH Carlo Di Antonio.

Il reste bien sûr aussi, "la cagnotte" que la Fondation Mons 2015 a pu conserver (5,8 millions d’euros) mais celle-ci doit permettre d’autres aides à la culture et d’assurer la poursuite à l’avenir des "temps forts". Seule une partie de cette somme pourra donc être affectée à Mons 2018.