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La nouvelle orthographe
Les 8 règles principales
Mis en ligne le 16/03/2009
- ex.un lave-vaisselle, des lave-vaisselle devient un lave-vaisselle, des lave-vaisselles.
2. Dans les numéraux composés exprimant un nombre entier, tous les éléments qui ne sont pas des noms sont reliés par des traits d’union.
- ex.: vingt et un devient vingt-et-un ou quatre mille deux cent trente-deux devient quatre-mille-deux-cent-trente-deux.
3. Conformément à la prononciation la plus courante, on écrit avec un accent grave le e qui est à la fois situé en fin de syllabe et suivi d’une syllabe avec e muet :
a. au présent (de l’indicatif, du subjonctif et de l’impératif), au futur et au conditionnel des verbes tels que céder, interpréter, régler (où l’infinitif présente la séquence é + consonne(s) + er).
- ex.: je céderai devient je cèderai.
b. au présent (de l’indicatif, du subjonctif et de l’impératif), au futur et au conditionnel de tous les verbes en -eler ou -eter (qui entrainent leurs dérivés en -ment).
- ex.: il ruisselle, un ruissellement devient il ruissèle, un ruissèlement
Ne sont pas concernés appeler, jeter et leurs composés.
c. dans les formes verbales puissè-je, dussè-je, trouvè-je…
d. dans les mots pour lesquels l’usage hésitait entre deux graphies : é ou è.
- ex.:allégement ou allègement devient allègement.
Ne sont pas concernés les préfixes dé- et pré-, qui demeurent identiques partout (dégeler comme dégel ou déconfiture ; prélever comme prélèvement ou prémonition) ; les é à l’initiale des mots (élevage, émeraude etc.) ; médecin et médecine.
4. On ne met pas d’accent circonflexe sur i et u.
- ex.: août devient aout /île devient ile.
On maintient néanmoins l’accent circonflexe dans deux cas :
− pour éviter une confusion de sens : je croîs, elle crût (du verbe croitre) et je crois, elle crut (du verbe croire) ; payer son dû et manger du pain ; un homme mûr et un mur de brique ; à coup sûr et sur le coup ; rompre le jeûne et un jeune garçon…
− pour uniformiser la conjugaison des verbes : au passé simple, nous vîmes ou vous reçûtes comme nous chantâmes, vous chantâtes ; au subjonctif imparfait et plus-que-parfait, il fît, elle voulût, elle eût voulu comme elle chantât.
5. De façon générale, le tréma interdit qu’on prononce deux lettres en un seul son (maïs). Dans les mots terminés par -gue(s), le tréma se met sur le u effectivement prononcé. On procède de même dans leurs dérivés qui contiennent la suite -gui-. Un tréma apparait également sur le u dans toute la conjugaison de argüer (à prononcer différemment de narguer) et dans les mots terminés en -geüre (à prononcer différemment de rongeur).
- ex.: aiguë, aiguës devient aigüe, aigües/ gageure devient gageüre.
6. Les mots empruntés à des langues étrangères s’écrivent avec des accents conformes aux règles du français et forment leur pluriel comme les mots français.
- ex.: pedigree devient pédigrée/ revolver devient révolver/un maximum, des maxima devient un maximum, des maximums.
7. Le participe passé de laisser suivi d’un infinitif ne varie pas (s’alignant sur celui de faire suivi d’un infinitif).
- ex.: Ses soeurs, il les a laissées faire devient Ses soeurs, il les a laissé faire.
8. La finale -olle est remplacée par la finale - ole : corole, etc. Exceptions : colle, folle, molle.
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