Abonnez-vous a La Libre Belgique

UNESCO

L’année internationale du rapprochement des cultures

Guy Duplat

Mis en ligne le 19/02/2010

Jeudi, à Paris, sous l’égide de l’Unesco, s’est réuni un panel ambitieux sur la paix et le dialogue entre les cultures.

Dans un monde de plus en plus dur, individualiste, inégalitaire, marqué par les chocs religieux, sociaux, éthiques et culturels, comment renforcer la tolérance, la réconciliation, le lien social, et l’équilibre au sein de nos sociétés ? C’est l’objectif de l’année internationale du rapprochement des cultures lancée par l’Unesco.

Quelle est votre ambition en lançant ce débat ?

J’ai réuni, ce jeudi à Paris, un panel d’une vingtaines de personnalités pour dialoguer avec elles sur la tolérance : pourquoi tout cet extrémisme ? Pourquoi cette méconnaissance des autres ? Pourquoi dans un monde pourtant sans cesse davantage interconnecté, y a-t-il davantage d’intolérance ? C’est une discussion libre, entre intellectuels, dont le but final est quand même de faire passer des messages aux décideurs. On a invité autour de la table autant Monseigneur Monsengwo qui joua un rôle essentiel dans la transition démocratique au Congo Kinshasa que Mustafa Ceric, le grand Mufti de Bosnie-Herzégovine. Il y avait le cinéaste malien Souleyman Cisse aussi bien que la journaliste libanaise May Chidiac, lauréate du prix de la liberté de la presse en 2006. Le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka y a croisé la Française Simone Veil.

L’Unesco a aussi son combat pour la diversité culturelle, menacée bien souvent par les industries culturelles des grands pays, en général anglo-saxons.

Bien sûr, ce combat est essentiel et nous avons notre important rapport sur la diversité culturelle, la préservation des langues, et celle du patrimoine matériel et immatériel. Le maintien de cette diversité culturelle, la sauvegarde de la culture d’un pays, sont essentiels pour assurer sa stabilité démocratique. La préservation de cette diversité culturelle est la meilleure manière d’assurer la stabilité à long terme de nos sociétés.

L’Unesco est active en Haïti, après le terrible séisme.

Nous avons ainsi lancé ces radios communautaires. Nous avons un grand projet éducatif. Il est d’ailleurs significatif que le ministère haïtien de l’Education, dont le bâtiment a été rasé par le tremblement de terre, est aujourd’hui installé dans nos locaux, et nous œuvrons à rétablir les capacités d’aide psychologique des enseignants. Nous donnons aussi la priorité à la sauvegarde de la culture haïtienne si importante et si variée. Une grande conférence avec 150 personnes vient de se tenir à ce sujet. On a fixé un programme de sauvegarde de cette culture, de lutte contre le pillage des biens culturels haïtiens et contre leur exportation illégale. C’est très important.

L’Unesco est aussi active dans le domaine de l’environnement.

Je suis fière de pouvoir dire que notre programme d’appui à des systèmes d’alerte contre les tsunamis a permis de sauver des vies humaines récemment sur les îles Salomon. Nous sommes préoccupés par le changement climatique et avons œuvré à un grand programme océanographique.

Autres Informations

Facebook

À ne pas manquer

ESSENTIELLE

Retrouvez toute l'actualité féminine, mode et bien-être sur le site essentielle.be

Voyages

Destinations exclusives et parcours culturels.

Emploi

Trouvez un job

Haut de page