Politique

À la veille de décisions difficiles, la ministre de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles a obtenu que le montant de l'enveloppe soit augmenté de dix pour cent.

Fin octobre ou début novembre, ce sera le moment de vérité pour la ministre de la Culture Alda Greoli (CDH) qui devra trancher dans les 310 demandes déposées de contrats-programme et d’aides pluriannuelles en arts de la scène (théâtre, danse, jeune public, musique, etc.). On sait que le budget initial prévu pour ça n’atteignait pas 100 millions d’euros alors que les demandes sont de 150 millions d’euros !

Certes, les différentes commissions d’avis ont étudié ces demandes sur base du décret arts de la scène et ont remis leurs avis en juillet mais (cette fois) sans les inscrire dans une enveloppe budgétaire. On ne sait donc pas à quel niveau ils ont ramené les demandes mais l’écart restait cependant très grand sur fond de fronde des théâtres comme on l’avait en janvier quand ils manifestèrent.

Das le cadre du budget 2018, les arts de la scène peuvent donc se réjouir que la ministre ait obtenu ce vendredi une augmentation de l’enveloppe de dix millions pour ce financement des contrats-programme et aides pluriannuelles en arts de la scène (10% d’augmentation). A cela, s’ajoutent 500000 euros de plus pour les contrats-programme des centres culturels et 300000 euros pour préparer la Biennale de Venise 2019 en arts plastiques.

En réponse à ce qu'elle voit comme une "bonne nouvelle", la CCTA (Chambre des compagnies théâtrales pour adultes), dans un communiqué, insiste sur "la nécessité d’un juste équilibre à trouver entre tous les acteurs culturels, institutions et compagnies. L’enjeu primordial des décisions ministérielles des semaines à venir est bel et bien de redessiner l’ensemble du secteur, de lui insuffler une nouvelle vision, de faire en sorte que tous les opérateurs puissent travailler dans des relations de partenariats équilibrées. Il en va de l’avenir de notre secteur bien sûr, mais plus globalement du dynamisme de la création artistique en Fédération Wallonie-Bruxelles."

L’exercice des contrats-programme reste délicat mais au moins, avec cette « rallonge », il sera moins cruel. En Flandre, où on pratique déjà de longue date cet exerce de remise à plat (le « Kunstendecreet ») il faut chaque fois trouver une rallonge semblable.