Politique

La secrétaire d'Etat à la Politique scientifique Elke Sleurs (N-VA) assure qu'elle ne suit aucun agenda caché pour les institutions scientifiques fédérales et le futur de la politique scientifique fédérale. Elle voit notamment beaucoup de potentiel en matière de politique spatiale. L'opposition reste cependant inquiète à propos des réformes et économies prévues. Les réformes et économies dans la politique scientifique fédérale ont déjà fait couler beaucoup d'encre. Le service public Belspo disparaît, tandis que les institutions scientifiques fédérales devraient économiser l'an prochain 4% sur leurs frais de personnel et 20% sur leurs frais de fonctionnement.

Elke Sleurs n'a pas précisé de chiffres vendredi, durant sa déclaration de politique en commission Economie de la Chambre. Ce sera pour les travaux budgétaires prochains. Elle a cependant assuré que le gouvernement Michel "s'engage résolument pour l'innovation, la recherche et développement".

Il est par contre clair que la secrétaire d'Etat veut fortement moderniser la politique scientifique fédérale. Les institutions et musées auront plus d'autonomie, mais ils devront épargner. Ils devront aller chercher ailleurs une partie de leurs moyens, par exemple dans le secteur privé, via le crowdfunding ou en augmentant leurs tarifs. Dans le même temps, Elke Sleurs veut cartographier les flux de subsides et les adapter, en les focalisant sur le travail qui, autrement, ne serait pas réalisé ou n'atteindrait pas le grand public.

La secrétaire d'Etat a particulièrement insisté sur la politique spatiale. Elke Sleurs a souligné son importance économique pour la Belgique et a confirmé la mise sur pied d'un "bureau spatial interfédéral". "Cela mettra encore mieux en lumière l'aérospatiale belge", a-t-elle assuré. "L'industrie en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre ne peut en être que meilleure." Elke Sleurs n'a pas pu donner beaucoup plus de détails sur les moyens dont disposera cette agence et d'où ils proviendront.

Pour stimuler la recherche en Belgique, le gouvernement prévoit une extension des déductions fiscales pour les revenus de brevets à d'autres revenus provenant de la propriété intellectuelle. Cela doit éviter que les spin-off et les entreprises technologiques s'en aillent vers des pays fiscalement plus attractifs comme le Luxembourg.