Politique

Ce samedi seront remis les Magritte, ces prix qui célèbrent le cinéma belge. Le comédien David Murgia ne pourra y assister. Il l'a fait savoir sur sa Facebook, où il a rédigé une lettre ouverte à Charlie Dupont, lui aussi comédien et chargé de présenter cette cérémonie. Accompagné d'une photo d'une convocation de l'Onem, le texte montre l'agacement de David Murgia à l'égard de l'Office national de l'emploi et du système des allocations de chômage.

"Auriez-vous s'il vous plaît l'amabilité de transmettre, d'une manière ou d'une autre, au directeur par délégation de l'Onem, mon indisponibilité pour le rendez-vous obligatoire qui m'est administré le 10 février prochain dans le but d'évaluer mes efforts pour trouver un emploi ?", interroge le comédien. Exaspéré, il ajoute : "je reviens d'un mois de représentation au Théâtre du Rond-Point à Paris (j'ai joué 6 jours sur 7! c'était vachement crevant!) en enchaînant -sans un seul jour de repos au milieu!- avec le tournage du prochain long-métrage de Bouli Lanners (dis qu'on tourne de nuit! Dis-lui que c'est pas facile et qu'il fait super froid... que ce ne sont pas des conneries, que c'est un vrai boulot quoi..!). Charlie, dis-leur (au directeur de l'ONEM mais aussi au premier rang devant toi) que ça fait chier, quand tu rentres à la maison et que tu ouvres la première enveloppe sur la pile, de tomber sur une convocation obligatoire à laquelle tu es déjà en retard! De savoir que la prochaine lettre, c'est une menace de radiation!"

Citant les artistes, les pêcheurs en mer, les bûcherons, les demandeurs d'emplois, les invalides et autres, David Murgia précise que "on est des gars bien", que "on n'est pas des méchants types ou des méchantes nanas, qu'on n'est ni des roublards ni des cafards".

Evoquant également la crise financière de 2008 ou le sauvetage des banques, David Murgia clame que "tout ça, ce n'est pas notre faute".

Ce n'est pas la première fois que David Murgia se montre acerbe à l'égard de l'Onem et de "la chasse aux chômeurs". Il avait déjà exprimé son courroux à La Libre (voir ici et ici).