Politique

Une étude récente montre une chute drastique depuis 2012, des aides de la Loterie aux grands musées fédéraux.

En juin dernier, la politique scientifique (BELSPO) a montré les résultats d’une étude qu’elle a faite sur l’évolution des subsides de la Loterie Nationale vers les 10 ESF, établissements scientifiques fédéraux (grands musées -Beaux-Arts, Tervuren, Sciences naturelles, Cinquantenaire-, Observatoire royal, Archives du Royaume, Bibliothièque royale, etc.). Et cela entre 1999 et 2016.

A en croire cette étude, le résultat est clair. Le total des subsides annuels octroyés à ces dix établissements a longtemps été supérieur à 1,5 million par an, montant même à 1,6 million et près de 2,2 millions par an en 2010. Mais depuis 2012, c’est la chute. Ces subsides n’étant plus qu’autour de 500000 euros par an. En moyenne, sur la période 1999-2011, les subsides annuels à ces établissements sont de 1,77 million par an. De 2012 à 2016, ce n’est plus que 557000 euros.

Une chute d’autant plus douloureuse pour les musées qu’ils sont par ailleurs déjà soumis à des mesures strictes de restrictions budgétaires.

Il est aussi étonnant que cette évolution n’est pas constatée ailleurs. Bozar, par exemple, garde depuis 2006, plus de 2,8 millions d’euros de subsides par an approchant même les 3 millions. Idem pour La Monnaie (1,5 million par an) et pour l’ONB, l’Orchestre national (1,5 million). La Cinémathèque aussi bénéfice depuis 2012 d’une belle hausse et reçoit près de 600000 euros par an autant que les 10 ESF ensemble.

Les 10 ESF ne critiquent nullement l’octroi de ces subsides et ne disent n’avoir aucune jalousie.Ils constatent simplement cette différence qui vient s’ajouter au traitement meilleur obtenu par ces institutions biculturelles fédérales (Bozar, Monnaie, ONB) grâce à leur ministre de tutelle, Didier Reynders (MR) qui fut d’ailleurs ministre de tutelle de la Loterie quand il dirigeait les Finances, alors qu’eux sont dirigés par des secrétaires d’Etat N-VA.