Politique L’Administration de la Culture a présenté son "Focus" 2017, bible des données chiffrées.

Depuis 2011, chaque année au mois de juin, l’Administration générale de la Culture se prête à un même exercice : présenter les informations budgétaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) et les dépenses réalisées au cours de l’année précédente, en l’occurrence 2017 cette fois-ci. Ces données sont compilées dans une publication annuelle, "Focus Culture", à l’attention des médias, des opérateurs culturels et du grand public. Cette publication s’inscrit dans "notre souci de justifier pourquoi on aide la culture", déclare André-Marie Poncelet, administrateur général. "Dès lors, poursuit-il, une des raisons de l’existence de ‘Focus’ est qu’il est important de mesurer les choses, à la fois pour mieux les connaître mais aussi pour avoir des informations précises sur un certain nombre de modes d’utilisation. C’est une manière d’argumenter et de légitimer l’aide culturelle."

Que ressort-il de l’exercice 2017 ?

Le budget de la culture en augmentation. En 2017, le budget général ajusté des dépenses du ministère de la FWB s’élevait à 10,6 milliards. L’enseignement se taille la plus grosse part du gâteau : 73 % (7,7 milliards), contre 6 % (631,7 millions) pour la culture. Entre 2011 et 2017, le budget alloué à la culture a augmenté de 15,6 %.

Côté petites et moyennes subventions, en 2017, ces 631,7 millions (dont il faut retirer les dotations à la RTBF et à la Cocof, ce qui donne un montant total des dépenses culturelles de 346,7 millions) ont été partagés entre 3 430 opérateurs culturels via 14 000 subventions. Celles-ci se répartissent comme suit : 9 000 (64 %) sont d’un montant inférieur à 6 000 € (4 % des dépenses) tandis que 180 (1 %) dépassent les 250 000 €, soit, en tout, 45 % du budget.

Au niveau de la participation culturelle, principal poste des dépenses, on remarque que dans l’enveloppe "culture", 41 % des dépenses (142 millions, + 6 % par rapport à 2016) sont dévolues au domaine de la participation culturelle (éducation permanente, jeunesse…). S’en suivent les arts vivants (27 %), avec 93 millions (+ 2 %) de dépenses - "L’impact des nouveaux contrats-programmes ne pourra être évalué que l’année prochaine", précise M. Poncelet - et l’audiovisuel/multimédia (13 %), avec 46 millions (+ 14 %).

Bruxelles est le territoire le plus représenté : quarante-quatre pour cent des dépenses (hors RTBF) sont affectées à des opérateurs culturels siégeant à Bruxelles. Viennent ensuite les provinces de Liège (20 %) - "Liège qui abrite deux des plus grands opérateurs en musique : l’Opéra royal de Wallonie et l’Orchestre philarmonique de Liège", pointe M. Poncelet - et du Hainaut (18 %).

Enfin, c’est aussi Bruxelles qui absorbe le plus de dépenses par habitant. En moyenne, la FWB consacre 75 € par habitant en dépenses culturelles. Un montant qui grimpe à 143 € à Bruxelles car "lié à une présence plus importante d’opérateurs culturels sur son territoire", indique l’administrateur général, contre 53 € en Wallonie.