Sabine La ruelle : "La gestion des ego est fatigante"

Guy Duplat, Rencontre Publié le - Mis à jour le

Politique

Sabine Laruelle (MR) est la ministre en charge dans le gouvernement démissionnaire, de la politique scientifique, y compris les musées, Observatoire royal, IRM ou Bibliothèque royale, regroupés dans les dix établissements scientifiques fédéraux (ESF). Sabine Laruelle est satisfaite de son bilan (base polaire, musée Magritte, hausse du budget spatial, avenir des PAI, etc.). Mais elle réagit surtout au débat autour des ESF et aux propos dans "La Libre" du 8/11 de Philippe Mettens (PS), le patron de l’administration de la politique scientifique.

1. Le gigantesque plan de numérisation, avec préfinancement privé de 150 millions d’euros (un PPP, partenariat privé-public) pour tout le patrimoine des ESF, un dossier dont on parle depuis dix ans. Le partenaire privé préfinancerait et réaliserait l’opération, l’Etat lui payant alors, pendant 20 ans, une redevance dont le montant dépend des droits qu’il laissera aussi pendant 20 ans, à ce partenaire sur l’exploitation du patrimoine digitalisé. Un choix (non communiqué) a été fait entre les deux consortiums ayant fait offre : Belgacom associé à IBM et à Iris et, d’autre part, Atos Sun allié de Sun Systems, Acmis (ex-Agfa) et Roularta. Pour Mettens, le dossier est "totalement prêt depuis 3 mois, n’attendant que la signature de la ministre Sabine Laruelle dont je ne comprends pas qu’elle ne l’ait pas signé". Sabine Laruelle a un tout autre avis : "Nous sommes en affaire courantes depuis 510 jours. Déjà pour 10 000 euros, je dois passer devant le Conseil des ministres. Or, dans ce dossier, je n’ai pas eu l’avis de l’Inspection des finances. Et M. Mettens voulait passer pendant les affaires courantes en scindant le contrat en un an d’essai et ensuite 19 ans de contrat. Mais dès le mois d’août, et je m’étonne que M. Mettens néglige cela, la Chancellerie du Premier ministre, donnait un avis juridique estimant que scinder comme ça le contrat impliquait qu’on recommence l’appel d’offres, que ça changeait le projet. Pour ce dossier, il faut attendre un gouvernement de plein exercice ".

2. L’organisation future du département suscite depuis des années un vif débat opposant les tenants d’une autonomie accrue de chaque ESF à ceux, au contraire, défenseurs de synergies accrues, parmi lesquels on retrouve Philippe Mettens.

Retrouvez la suite de la rencontre dans votre 'Libre Belgique' de ce samedi

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