Politique

Des guichets nouveaux s’ouvrent pour coproduire ou cofinancer les investissements en théâtre, danse, etc.


Si le secteur des arts de la scène attend avec impatience -et inquiétude- les décisions de l’automne sur leurs futurs contrats-programmes et conventions, il peut déjà bénéficier de nouveaux systèmes de financement qui ne remplacent pas les subsides publics mais s’y ajoutent: le tax shelter et un fonds « Start » aux investissements.

Après le cinéma qui en a abondamment profité, c’est le secteur des arts de la scène (théâtre, danse, cirque, opéra) qui peut, depuis février, utiliser le Tax Shelter. Plusieurs sociétés spécialisées sont déjà nées et des spectacles en ont déjà profité.

Les théâtre de Liège et le Jean Vilar y vont à leur tour, associés à « Inver Tax Shelter" déjà active dans le cinéma (films de Bouli Lanners, Joachim Lafosse). Ils présenteront le 8 septembre la coopérative « DC&C Création" qui proposera aux entreprises des nouvelles possibilités d’avantages fiscaux au bénéfice cette fois des arts de la scène (pas seulement les théâtres associés, mais tout projet belge ou étranger lié à des dépenses belges). Ce n’est qu’un exemple des sociétés de Tax Shelter qui sont nées.

Créé au dernier festival de Spa par le Théâtre de Liège, « Jours radieux » de Jean-Marie Piemme a par exemple, un budget artistique de 97000 euros et dans cette somme, 26700 euros ont été financés par le Tax Shelter.

Une société comme « DC&C » mêle le savoir-faire d’un spécialiste du Tax Shelter à l’expertise de deux théâtres. Ces sociétés doivent recevoir un agrément du ministère fédéral des finances et les projets doivent être homologués par la Communauté française qui vérifie que les dépenses sont bien liées une production et sont taxables en Belgique (frais de personnel, décors, costumes,… ).

Pour les entreprises cela représente un avantage fiscal notable et pour les spectacles une aide sous forme de coproduction.

Fonds Start de 20 millions

Le Tax Shelter ou les subsides publics ne couvrent cependant pas les investissements dans les institutions. C’est pourquoi la Communauté française va lancer le Fonds « St’Art » qui pourra aider les investissements des théâtres, festivals, musées, centre culturels, bibliothèques, etc. pour peu que ceux-ci bénéficient d’un contrat-programme ou d’une convention structurelle de plus d’un an.

Ces aides Start peuvent financer des investissements comme créer une salle de répétition, remplacer les fauteuils, installer les nouvelles technologies. Le dossier doit être accepté par un jury en décembre. Les projets peuvent alors bénéficier d’un prêt entre 500000 et 2000000 d’euros assortis d’un taux d’intérêt de 2%. Les demandes doivent rentrer avant le 17 octobre. Il y aura un appel par semestre (infos sur www.start-invest.be). Les projets peuvent être « mutualisés ».

Vingt millions sont actuellement prévus dans ce Fonds et, à terme, le remboursement des prêts permettra de faire « tourner » ce capital. L’investissement étant destiné à des « projets économiquement profitables ». C’est « l'économie de la culture »