Politique

Lundi 16 janvier, des centaines d’opérateurs des arts de la scène auront remis leur demande de subvention. La ministre Alda Greoli remet les compteurs à zéro et décidera à l'automne 2017 des nouvelles aides pluriannuelles. Rapport Kurt Salmon, manifestation lundi, débats sur Facebook, tout le monde s’agite.

C’est une vraie révolution qui est en cours avec la mise en place du nouveau décret sur les arts de la scène en Fédération Wallonie-Bruxelles. Celui-ci va redessiner à partir du 1er janvier 2018 tout le paysage de notre théâtre, mais aussi de la danse, du cirque, du théâtre jeune public, de la musique classique et non classique et même du conte dans un souci général de "décloisonnement".

Fini, les subsides au compte-gouttes, sans visibilité. Tous les systèmes d’aide divers seront remis à plat et unifiés dans un but de clarté, de bonne gouvernance et d’adaptation au XXIe siècle.

Même procédure pour tous

Tous ceux (institutions, compagnies, individus) qui veulent obtenir une aide ont dû se conformer à la même procédure, remplir des formulaires détaillés liés aux nouveaux objectifs de la ministre Alda Greoli et les soumettre aux diverses commissions d’avis avant le 17 janvier. Celles-ci devront ensuite étudier les demandes et rendre leur verdict (indicatif) pour fin juin 2017. La ministre de la Culture, dont ce sera "le" grand dossier de la législature, décidera alors des subsides divers, fin octobre 2017, en fonction aussi de l’enveloppe qu’elle aura obtenue pour son budget 2018, et suffisamment tôt pour éviter la proximité avec les élections communales.

Ce sera alors le moment de vérité où bien des dents grinceront et où des choix douloureux devront être faits. Car les demandes excéderont largement les moyens disponibles. Certaines seront refusées, des institutions devront sans doute fermer ou fusionner.