Scènes

Lancée le 11 septembre et en cours pour une semaine encore, la 18e édition de l'événement fait dialoguer mouvements et images, jusqu'à la réalité virtuelle. Et active les réseaux européens. Rencontre avec sa directrice artistique Dominique Hervieu.

Danseuse, chorégraphe, longtemps interprète autant que créatrice au sein de la compagnie Montalvo-Hervieu, mais aussi, entre autres, cheville ouvrière de la réorientation comme pôle chorégraphique du Théâtre national de Chaillot, à Paris, Dominique Hervieu pilote cette année sa quatrième Biennale de la danse de Lyon. Femme de terrain autant que de réflexion, la directrice artistique de la Maison de la danse et de la Biennale y insuffle son enthousiasme, y remet en perspective son art, y prends le pouls de son époque, y dialogue avec la grande communauté des artistes, sans jamais oublier celle que forme le public.

"Dans le cours de la saison, et dans l'élaboration de la programmation du festival, je suis en discussion avec de nombreux artistes, et nous nous interrogeons toujours, forcément, sur les tendances, l'air du temps." Depuis toujours passionnée par le rapport entre danse et image - un aspect déjà très présent dans son travail avec José Montalvo -, Dominique Hervieu constate l'actuel essor des arts visuels qui "percolent dans les autres arts, dont la danse". Avec ses équipes et ses interlocuteurs, elle a thématisé cette réflexion, qui se retrouve en de multiples endroits du festival. De l'hommage du CNDC d'Angers à Merce Cunningham avec le mythique Biped au film "fait maison" de la Catalane Cris Blanco (El Agitador Vórtex), en passant par l'impressionnante installation de Franchir la nuit de Rachid Ouramdane, ou Mnémosyne, la proposition de Josef Nadj associant photographie et performance.

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