Scènes Alexander Vantournhout explore la fragilité à travers sa corporalité. A Latitude 50.

D’Alexander à "Aneckxander", la différence tient à une pincée de consonnes, qui évoquent la nuque (neck), et le "n" de "nudité". Celle qu’assume, ou pas, Alexander Vantournhout dans sa nouvelle création, "Aneck-xander", annoncée comme une autobiographie tragique du corps. Carrément ! Et que l’on pourra découvrir ce vendredi à Latitude 50, pôle des arts du cirque et de la rue, à Marchin.

Cirque sans objets, chorégraphie de contorsions, de magie et d’acrobaties, autoportrait cru où le corps se dénude et se cache à la fois, "Aneckxander" a déjà été joué environ 80 fois dans vingt pays différents. Entre autres au Palais de Tokyo à Paris, en ce mois d’avril, où la performance d’Alexander Vantournhout a été saluée. Belle revanche, ou récompense, pour un spectacle né d’une moquerie - comme beaucoup d’œuvres viennent d’un accident de la vie. Des blessures transcendées qui guérissent, consolent et grandissent. "C’était lors d’un workshop de danse. Un artiste que je ne connaissais même pas s’est moqué de ma nuque démesurément longue. Il connaissait mon nom et m’a surnommé Aneckxander , en allusion à ma nuque. Voilà pourquoi j’ai voulu travailler sur les disproportions de mon corps. J’étais surpris d’être raillé de la sorte mais cela m’a permis de m’interroger."

Frilosité

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