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Festival
Les mots dits
M.Ba.
Mis en ligne le 10/03/2010
Ouverte lundi et pour une semaine de découvertes, l’édition 2010 du festival Ecritures adopte des contours en partie renouvelés. Pour la quatrième fois, le National s’associe à l’Insas et confie aux étudiants des sections Art dramatique et Réalisation théâtre la mise en voix et en espace de textes choisis "parce qu’ils manifestent les nouvelles pistes du théâtre que nous aimons, sensible aux questions qui travaillent le monde contemporain". Et a offert à chaque groupe huit séances de deux heures pour travailler au sein même du théâtre.
Les écritures dramatiques actuelles, qu’elles soient d’ici ou d’ailleurs, s’affranchissent de plus en plus du "dialogue obligé" pour oser le partage des voix, le dire parfois plus que le jeu.
Cette édition (qui bénéficie du soutien de l’Agence Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse) tient compte de ce que le texte, aujourd’hui, tend à s’élaborer de plus en plus en rapport avec la scène, ou du moins à se mettre très tôt à l’épreuve du plateau. Ainsi l’écriture est-elle textuelle mais aussi - et parfois littéralement dans le même temps - scénique, liée déjà à la mise en scène, en son, en espace, en lumière En écho à cette tendance, le festival Ecritures s’ouvre désormais - à côté des lectures et autres mises en voix, axe toujours important de découvertes - à des "spectacles-en-écriture" et autres performances où le mot évolue dans sa confrontation avec l’acteur.
Ce rapport, qui peut sembler brouiller les pistes habituelles du théâtre, habite clairement le fonctionnement du Groupe Toc, dont "Mon bras (mobile)", habile et belle conférence/performance sur un texte du Britannique Tim Crouch (lui-même auteur, acteur et metteur en scène), ouvrait le festival, lundi soir. Le même collectif proposera, jeudi, la lecture sonore d’un texte écrit par Marie Henry pour France Culture, "Tandis que des visions de prunes confites dansaient dans leurs têtes, titre volé à Edward Kienholz". On notera encore, dans le programme éclectique de cette semaine ludique, une performance de Transquinquennal intitulée "Spectacle", ce mercredi, ou encore, vendredi, "Putaindebordeldemerde" de et avec Jean-Michel Espitalier et Simon Siegmann. D’Alain Cofino-Gomez, la Cie Point Zéro proposera, samedi, "Aquarium & Chiens de feu", cette dernière journée étant également marquée par une rencontre sur "L’accompagnement des écritures" et une table ronde, "Ecrire aujourd’hui".
Bruxelles, Théâtre National, jusqu’au 13 mars. Entrée libre, réservation souhaitée. Infos, programme complet, rés. : 02.203.53.03, www.theatrenational.be
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