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Père et fils
M.Ba.
Mis en ligne le 25/01/2012
Xavier Campion et Alexandre von Sivers campent Henri et Boris Spielman, le fils toujours un peu nerveux, et le père toujours un peu largué. Ces deux-là s’opposent comme les deux faces d’une même pièce : Boris est dur, mais fragile, Henri fragile, mais dur.
Serge Kribus a choisi l’éternel et beau thème de la transmission pour composer ce duel - qu’il avait joué lui-même jadis avec Gilles Segal (Théâtre de Poche, 1995), avant que la pièce soit montée à Paris, au Théâtre de l’Œuvre, avec Michel Aumont et Robin Renucci, sous la direction de Marcel Bluwal, récoltant divers prix ainsi qu’une nomination aux Molières 2001. C’est à présent Valérie Lemaître qui en signe la mise en scène.
Boris débarque chez son fils qu’il n’a pas vu depuis des mois, avec une nouvelle formidable : on vient de lui proposer de jouer "Le Roi Lear". Henri, pour sa part, est dans un moment difficile, quitté par sa femme et ayant perdu son emploi. Un dialogue va devoir avoir lieu, mais quel dialogue ? Les deux hommes ont toujours entretenu une relation tendue, tensions que ces circonstances ne vont pas manquer d’exacerber.
"Le Grand retour de Boris S." se place sous le signe du conflit, mais aussi de la tendresse, et fourmille de questionnements sur la paternité, la judéité, ce qu’on donne et qu’on reçoit, le souvenir, le nom. Peut-on transmettre la mémoire sans transmettre la souffrance ?
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Louvain-la-Neuve, Théâtre Jean Vilar, du 31 janvier au 12 février. Infos&rés. : 0800.25.325, www.atjv.be
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