Scènes Il donne une suite à "Laïka" : "Dépaysement" sera créé au Festival de Liège. Entretien.

Le Festival de Liège s’était ouvert le 27 janvier avec la création de "Laïka" d’Ascanio Celestini, joué par David Murgia. Un spectacle plébiscité depuis par le public de Liège, Mons et Bruxelles. Le week-end prochain, le Festival de Liège se clôturera par une autre création d’Ascanio Celestini, "Dépaysement". Cette fois, le conteur italien est lui-même sur scène, accompagné d’une actrice francophone, Violette Pallaro, qui vient de faire sensation avec sa création "Tabula rasa".

Né en 1972 à Rome, Celestini a une langue inimitable. C’est un conteur à la manière de Dario Fo, un tenant du "théâtre-récit", qui raconte l’histoire des gens, surtout des petits et des pauvres, avec une truculence qui ne cache rien de la tragédie de la vie.

"Dépaysement" sera une suite de "Laïka" et donnera une voix à tous ceux qu’on ne voit plus autour de nous ?

L’histoire se déroule dans une banlieue qui pourrait être celle de Rome où j’ai grandi. Une histoire qui a la même atmosphère que "Laïka" et en est une suite, dans une trilogie dont le troisième épisode suivra. S’il y avait un clochard dans "Laïka", ici, il y a une clocharde. Cela parle à nouveau de ces gens à côté de nous mais qu’on ne connaît que lors d’épisodes violents, ceux qui nous semblent habiter hors de l’Histoire. J’y parle par exemple de celui qui meurt en rue sans qu’on le voie.

Nous sommes assaillis d’images, mais on ne voit plus…