Scènes La chorégraphe sonde à nouveau l’humain, ses failles, ses contradictions.

Générale comprise, il reste quatre jours de travail à Ayelen Parolin et à l’équipe de création pour huiler les rouages, affiner le rythme. "Bon voyage !" lance la chorégraphe argentine basée à Bruxelles, alors que sur le plateau, cet après-midi-là, va commencer un filage : la représentation de A à Z, en costumes et en conditions réelles, hormis le public. Dans le gradin, on filme l’ensemble et scrute chaque détail. On prend des notes. On chronomètre le spectacle : "57 minutes". "Il faut un peu resserrer", estime Ayelen, qui était plus satisfaite de la séance de la veille… Les danseuses et la musicienne se changent, l’équipe se retrouve. Commentaires, analyse, ajustements. Les choses vont encore bouger jusqu’à la première de mardi, aux Tanneurs.

C’est bien un voyage que propose la chorégraphe et que créent, avec elle, Varinia Canto Vila, Ondine Cloez, Aymara Parola et Sophia Rodríguez, quatuor hétéroclite de puissantes performeuses. Sur le plateau entièrement blanc les accompagne Lea Petra - musicienne, compositrice, performeuse, présente déjà dans "Hérétiques" et "Nativos" - et son incroyable piano arrangé.

Triptyque

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