Scènes

Après l'annulation de «Tintin et le Temple du soleil» à Paris sonne l'heure de la première francophone de Blanche Neige, le 24 octobre, à Liège. Du Forum, où elle restera jusqu'au 2 novembre, la belle au teint pâle ira au Palais des Beaux-Arts de Charleroi, au Cirque Royal à Bruxelles et aux Folies Bergère à Paris. L'équipe belge y occupera la scène du 19 décembre au 4 janvier. Sauf contre-ordre... Pour la petite histoire, le dernier producteur en date du «Temple», Jacques Splainglaire, était également associé au projet du Studio 100 mais n'y est plus du mêlé aujourd'hui, nous dit-on.

Adaptée par Philippe Swan, qui a quitté sa rue pour celles de Paris, la comédie musicale est mise en scène par Jean-Luc Moreau, pensionnaire de la Comédie Française, quittée en 1972, et auquel on doit «Madame Marguerite», «Un Fil à la patte», «Les Fourberies de Scapin» (Molière du meilleur spectacle 94)... Entre autres. Voilà qui est de bon augure surtout si l'on se réfère au succès remporté par la comédie -flamande à l'origine- en Flandre et aux Pays-Bas, deux parcelles de terre où le compositeur Johan Vanden Eede (Samson & Gert..) n'est pas inconnu. Autre signe encourageant: la présence des nains, pool international qu'on retrouve dans «La Guerre des étoiles», «Qui a peur de Roger Rabbit?», «Harry Potter» ou «Holyday on ice». Leur arrivée sur scène provoquerait l'hilarité générale et accentuerait la couleur humoristique du spectacle.

Enfin, le choix de Nathalie Pâque dans le rôle de Blanche Neige ne sera pas pour déplaire à ceux qui ont vu «Titanic» à l'Opéra royal de Liège et d'Avignon ou «Chantons sous la pluie» (Molière 2001 du meilleur spectacle musical), deux comédies de belle réputation dans lesquelles la jeune femme jouait chaque fois le rôle féminin principal. On peut en tout cas affirmer qu'elle a, dans le civil, la délicatesse imaginée pour Blanche Neige, spectacle auquel elle associe la pureté alors que les paillettes lui sautent aux yeux lorsqu'elle pense à «Chantons sous la pluie».

Philippe Swan, pour sa part, voit «Blanche Neige» dans la veine londonienne de Broadway plutôt que dans celle sentimentalo-romantique de Paris.

D'après les frères Grimm

Bien plus modeste que «Tintin et le Temple du soleil», le spectacle a malgré tout déjà coûté la bagatelle d'un million et demi d'euros et devrait rentrer dans ses frais.

La trame du récit ne demande pas à être rappelée même s'il s'agit ici de la version initiale des Frères Grimm et aux yeux de Philippe Swan, adaptateur des chansons, la comédie s'annonce plutôt bien, même à Paris où les affiches décorent déjà certains coins de la ville.

«C'est un spectacle familial à plusieurs lectures. Chacun devrait y trouver son bonheur et je crois que Blanche Neige, à Paris, en pleine période de fêtes de fin d'année, cela peut marcher » dit l'artiste qui s'est fait plus discret ces dernières années, contrairement à la véritable levée de Belges, de la rousse Axelle au Philippe dégarni, en passant inévitablement par Maurane, Arno, Jef Bodart ou Jean-Luc Fonck.

Et de préciser que la comédie aura une couleur plus rock and roll. Encore un signe encourageant même si trois hirondelles ne suffisent toujours pas à faire le printemps. Il faudra donc croquer la pomme pour en savoir plus...

Rens.04.223.18.18.

© La Libre Belgique 2003