Scènes

La biennale Performatik brouille les catégories et propose plein d’aventures artistiques.

Tous les deux ans, la performance est au cœur du festival Performatik à Bruxelles, organisé par le Kaaitheater avec de nombreux partenaires bruxellois. « Avec un public jeune et plutôt francophone », fait remarquer Katleen Van Langendonck qui le programme depuis dix ans. Cette année, le festival se déroulera pendant dix jours, du 24 mars au 1er avril, avec 40 artistes, 14 partenaires, dans 17 lieux différents de Bruxelles.

La performance revient en force partout dans le monde, qui mêle les arts vivants (le corps, le théâtre, la danse), les arts plastiques, la musique, la présence forte du public. Hasard du calendrier : au moment où Performatik a lieu, la Tate Modern a son propre festival de performances pendant dix jours et le MoMA présente « Arbeid/Travail/Work », l’expo dansée d’Anne Teresa De Keersmaeker.

La performance avait connu son heure de gloire dans les années 60 et 70, surtout créée par des femmes. « Il y avait alors de fortes revendications féministes passant par le corps, mais c’était aussi un espace disponible pour que les femmes puissent investir le champ de l’art, car la peinture ou la sculpture étaient monopolisées par les hommes. »

Il en reste quelque chose quand on remarque que tous les spectacles à l’ouverture du festival sont créés par des femmes. « Aujourd’hui, la performance revient en force sous la poussée d’abord des centres d’art et musées qui veulent élargir leur public et créer une autre expérience de l’art avec la présence des corps. La Tate Modern ambitionne ainsi de devenir une agora.»

Sculptures sociales

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