Scènes

Le théâtre NTGent est confronté à des messages haineux depuis la polémique soulevée par une annonce dans laquelle il dit rechercher d'anciens combattants de l'Etat islamique en Syrie pour monter une pièce. Des menaces à l'encontre du théâtre gantois ont également été postées sur les réseaux sociaux. "Ce n'est pas très gai, mais nous voulions inviter ces gens à la présentation", a réagi le théâtre, qui a par ailleurs fait l'objet de marques d'intérêt de la part de médias étrangers.

Depuis mercredi, le NTGent a reçu plus de 60 courriels de haine et de menaces, mais aussi quelques marques de soutien. Les auteurs de ces mails évoquent "une perversion et non une liberté artistique", une initiative "terriblement inappropriée qui va beaucoup trop loin" ou encore un signe "de la confusion morale et intellectuelle totale dans laquelle l'Occident se trouve". Le théâtre gantois se voit encore accusé d'être "un conglomérat d'arriérés mentaux criminels".

En revanche, le NTGent a reçu des marques de soutien de sympathisants, de croyants et d'un prêtre de Flandre orientale.

"Le débat est ouvert. C'était l'objectif", souligne le théâtre, qui rappelle ne pas vouloir offrir de tribune ouverte à des combattants de l'État islamique.

Le casting reste prévu du 19 au 23 mars à Gand.