Scènes Trois femmes, trois parcours, trois quêtes. Vif succès pour le festival Mouvements d'identité qui continue à faire parler de lui. Focus sur l'instinctive Edoxi Gnoula et l'impétueuse Amina Abdoulaye Hama.

Une chaise, une comédienne, une attitude, un texte, ou plutôt du texte... On ne le répétera jamais assez, il n'en faut parfois guère plus pour créer un vrai moment de théâtre, sans filet, un spectacle à part entière, tendu, soutenu, vivant comme l'art qu'il défend. Il suffit, pour s'en convaincre, de pousser la porte du petit Théâtre Océan Nord à Schaerbeek, où souffle, ces jours-ci, le vent ébouriffant de l'identité. Trois femmes, trois comédiennes, trois parcours portés à la scène pour mieux traduire ces trajectoires qui nous concernent. Après le Final Cut de Myriam Saduis, c'est au tour de l'auteure interprète Edoxi Gnoula, mise en scène par Philippe Laurent, et d'Aminata Abdoulaye Hama, mise en scène par Isabelle Pousseur dans un texte de Jean-Marie Piemme, de prendre la parole au cours d'une même soirée. Se succéderont donc Legs «suite» - comme héritage du nom, de la famille, du pays... - et J'appartiens au vent qui souffle.

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