Scènes

Chaque samedi, "La Libre" dévoile les dessous d’une danse.

Mambo, merengue, cha-cha, paso doble, rumba, samba,… Y salsa  ! Le répertoire des danses latino-américaines est immense. Si une émission de téléréalité comme “Danse avec les stars” a mis un coup de projecteur sur ces rythmes enjoués et sensuels, ils puisent leurs origines loin des strass et paillettes, au coeur des quartiers populaires des Etat-Unis et de l’Amérique latine.

“La salsa est née dans les années 70 à New York, dans le Spanish Harlem, explique David Alpen, professeur de salsa à l’école Salsa Bruxelles. Mais elle puise ses racines dans le “son cubain”, cette musique qui a précédé la musique salsa (NdlR  : qui signifie “sauce” en espagnol et est issue de divers genres musicaux) tout comme la danse. Puis, de NY, la salsa s’est répandue à Cuba, à Porto Rico, en Colombie,…”, avant de s’exporter en Europe dans les ‘90.

De ces différentes sources sont nés plusieurs styles de salsa  : cubain, new yorkais, Los Angeles, colombien et portoricain. “Dans notre école, nous enseignons la salsa new yorkaise”, précise David. En quoi ces styles se différencient-ils  ? “Les styles Los Angeles et NY se dansent en ‘slot’, c’est-à-dire de manière linéaire  : les partenaires font des allers-retours sur une même ligne, décrit David. Par contre, la salsa cubaine, par exemple, est plus circulaire  : la femme va tourner autour de l’homme et inversement”. Mélanie Gonçalves, également professeur de salsa, complète  : “Le style de salsa dansé dépend aussi de la manière d’écouter et d’interpréter la musique. Une même musique peut se prêter à différents styles de salsa”.

Car la base de la salsa, c’est sentir le rythme de la musique. “Lors des premiers cours, enchaîne David, on apprend à écouter le rythme (NdlR  : la salsa se danse en 6 pas sur 8 temps), le maintien du corps, le contact avec son/sa partenaire – le/la prendre dans les bras, le contact des mains,… Puis on amorce les pas de base avant de passer aux premières “voltes” – tourner dans un sens et puis l’autre –, les premiers mouvements et les premières combinaisons de pas à faire à deux”.

Mais ici, pas de chorégraphies à mémoriser  ! La salsa se veut sociale avant tout. “Au fur et à mesure, l’homme acquiert un répertoire de pas  : c’est le guidage, telle manière de guider va induire tel mouvement chez sa partenaire”, indique Mélanie. Nous apprenons aux femmes à se laisser guider, à être à l’écoute de leur partenaire , poursuit David. et c’est l’homme qui improvise. Sur les pistes des clubs d’ailleurs, tout est improvisé  !” Voilà pourquoi, assez vite, David et Mélanie encouragent leurs élèves à “sortir” des murs de l’école pour aller danser dans des clubs. “Tout dépend d’une personne à l’autre, sourit Mélanie, mais après 3-4 mois de cours une fois par semaine, c’est possible de se lancer sur une piste”.


Plus d'infos sur www.salsabruxelles.be ou www.facebook.com/Salsa.Brussels/


Envie de vous déhancher  ? Suivez en vidéo une petite leçon de salsa par David et Mélanie.